Nakamura Tokichi – Un ultime Uji Kintoki à Kyoto

La chaleur estivale de Kyoto est harassante, même la beauté de la ville ne peut parfois rien y faire. Pour braver cette fournaise, rien n’égale une spécialité japonaise glacée tellement rafraîchissante, l’Uji Kintoki.

 L’Uji Kintoki est une montagne de glace pilée parfumée de sirop de thé vert et surmontée de an (pâte de haricot rouge) et de glace au matcha. Il est servi en été dans tout le Japon et notamment à deux pas la gare de Kyoto, chez Nakamura Tokichi, un salon de thé traditionnel spécialisé dans le thé vert depuis plus de 150 ans ( thés et pâtisseries sur place et à emporter).

L’Uji Kintoki de Nakamura Tokichi est de taille si monumentale, qu’il semble impossible à terminer d’une traite. Lorsqu’on le déguste, au début, chaque cuillérée réveille et rafraîchit le corps d’un électrochoc glacé. Puis à mi-parcours, le froid anesthésie et réfrigère. Pourtant, il est difficile de s’arreter tant les arômes puissants et naturels du matcha sont exquis, voire addictifs. Lorsque finalement on frissonne un peu trop, il est temps de quitter les lieux et de retourner sous le soleil pour…se réchauffer (si, si!).

Requinquant, désaltérant l’Uji Kintoki est un dessert physique, une petite madeleine ultra glacée, indispensable pour supporter la chaleur de l’été kyotoïte.

  •  Adresse:
  • Nakamura Tokichi Higashishiokoji-cho, Shimogyo-ku (3ème étage du grand magasin Isetan dans la gare centrale) Kyoto, Tel +81 75-342-2303
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Que ramener de Vienne? Dix objets viennois incontournables

Tel un inventaire à la Prévert, voici notre sélection de dix objets coups de cœur terriblement viennois, quasiment introuvables ailleurs.

1.Un chapeau de chez Mühlbauer

Un chapeau Mühlbauer est une valeur sûre. Depuis quatre générations ce haut lieu du couvre chef viennois habille les têtes de ses créations faites main aux coupes et proportions impeccables. Dans la très belle boutique de la Seilergasse au cœur du centre historique, on est grandement tenté de tout essayer.

2.De la Kurbiskernöl

De la quoi? de l’huile de pépin de courge. Une spécialité Autrichienne qui vient rehausser délicatement les plats (et surtout les salades) de ses arômes arrondis proches de la noix. Sa teinte vert profond est unique, c’est celle d’un lac sans fond. La Kurbiskernöl se trouve dans la plupart des supermarchés de la ville, nous l’achetons de préférence dans une « Reformhaus » (magasin de produits bio), chez Staudigl dans le centre.

3. De la soie

A deux pas de la  cathédrale se trouve INDIA, la plus  belle boutique de soieries, tissus et vêtements de la ville. La soie d’INDIA vendue au mètre ou sous formes de foulards et d’étoles est un doux souffle enveloppant. Certaines pièces  sont des réinterprétations de motifs traditionnels Autrichiens fabriqués selon des techniques et dans des matériaux indiens. Ces pièces métissées et graphiques sont de loin nos préférées. Egalement de nombreux vêtements et articles pour la maison (en tissus) déclinés dans de subtiles demi-teintes. Prenez votre temps, la boutique est grande, le choix y est conséquent.

4. Une Sachertorte

Péché mignon de l’Empereur François Joseph I, la Sachertorte (littéralement « tarte Sacher ») est un gâteau au chocolat fourré à la gelée d’abricot. Cette pâtisserie été créée au Sacher café par Monsieur Sacher en 1832. Depuis elle y est toujours confectionnée selon une recette top secrète restée inchangée.  Comme le définit si joliment le chef d’orchestre Lorin Maazel, la Sachertorte est « un symbole comestible de Vienne qui fait fondre le passé dans la bouche ». On peut la trouver in situ au café éponyme, prête à glisser dans sa valise, emballée dans une belle boîte en bois carrée.

5. des planches d’images naïves

La papeterie-magasin de souvenirs Katzer plonge dans l’enfance. Ses vitrines sont recouvertes de planches d’images naïves d’oiseaux, de fleurs, de personnages d’un autre temps. Ces trésors de papier s’achètent individuellement.

6. des Bretzels

Parce qu’en Autriche et en Allemagne, les bretzels frais sont irrésistiblement fondants et enveloppent le palais d’une douceur régressive. Rien à voir avec les petits ersatz secs et trop salés que nous avons ici. Les bretzels frais s’achètent dans toutes les boulangeries. Goûtez à ceux recouverts de pépins de courge si typiquement Autrichiens.

7. Des verres en cristal

La cristallerie Lobmeyr officie depuis 1823. Elle a fourni la cour d’Autriche et aujourd’hui encore ses services de table impériaux et lustres magnifiques peuvent être admirés  à la Hofburg. Les services sont répartis en deux lignes nettes:les gammes ultra classiques aux verres dorés ou gravés dans la masse et les services contemporains aux lignes si pures, majestueuses et aux parois si fines. Dans l’enseigne de la Kärnnternstrasse, on trouve également ub beau choix de porcelaines, de couverts, de lustres et d’objets.

8. Une veste en loden

Folklorique, classique, la veste en Loden doit être portée de manière décalée pour éviter un effet guindé. Sa coupe structurée apporte de l’allure, sa laine épaisse de la chaleur. A trouver chez Loden Plankl, la référence en matière de costumes traditionnels autrichiens en face de l’entrée de la Hofburg.

9. Un livre d’art

De préférence de chez Prachner. Cette librairie spécialisée dans l’art est très fournie et pointue.  Beaux albums pour les enfants.

10. Un objet ancien

Déniché par hasard et au gré des envies au Flohmarkt, le marché aux puces ouvert tous les samedis de 6h30 à 18h.

  •  Carnet d’adresses:
  • Mühlbauer Seilergasse 10, A-1030 Vienne, Tel: +43 (1)5335269 http://www.muehlbauer.at/content/
  • Staudigl Wollzeile 25, A-1030 Vienne, Tel: +43 (1)5124297
  • INDIA Strobelgasse 2 -1010 Vienne,  Tel.: + 43(1)5125196  www.india.co.at 
  • Café Sacher Philarmonikerstrasse 4, A-1030 Vienne, Tel:+43 (1)5121487
  • A.Katzer Wollzeile 5,-1030 Vienne, Tel: +43 (1)512 6278 
  • Lobmyer Kärntner Strasse 30, A-1030 Vienne, Tel: +43 (1) 5120508 http://www.lobmeyr.at
  • Loden Plankl Michaelerplatz 6, A-1030 Vienne, Tel: +43 (1)533 8032  http://www.loden-plankl.at/
  • Prachner Kärntner Strasse 30, A-1030 Vienne, Tel: +43 (1) 5128 5490
  • Flohmarkt (marché aux puces) Wienzeile, 4e et 6eme arrondissement, Métro Kettenbrückengasse (U4).

Nos dix lectures favorites pour aller au Japon

Avant tout départ en voyage, il n’ y a rien de mieux que d’aller à la recherche de livres qui vous accompagneront  une fois sur place. Cette quête très personnelle est  toujours infiniment excitante.

Dans quelques jours, nous nous envolons pour le Japon avec une valise chargée d’ouvrages  dédiés à l’archipel. A cette occasion, nous dévoilons notre sélection de dix livres incontournables sur le Japon. Ces textes délivrent de précieuses clés  pour mieux appréhender ce  monde si multiple et singulier,  sans pour autant verser dans l’avalanche des idées reçues. La plupart d’entre-eux ont pour trait commun d’être de véritables ôdes au beau,  des vertiges sensibles qui parleront aux esthètes et aux curieux.

Bonne lecture et belles rencontres littéraires à vous!

1. L’éloge de l’ombre de Junichiro Tanizaki. Publié pour la première fois en 1978, ce livre culte est une réflexion sur la conception japonaise du beau.

Extrait: « Car un laque décoré à la poudre d’or n’est pas fait pour être embrassé d’un seul coup d’oeil dans un endroit illuminé, mais pour être deviné dans un lieu obscur, dans une lueur diffuse qui, par instants, en révèle l’un ou l’autre détail, de telle sorte que, la majeure partie de son décor somptueux constamment caché dans l’ombre, il suscite des résonances inexprimables. De plus, la brillance de sa surface étincelante reflète, quand il est placé dans un lieu obscur, l’agitation de la flamme du luminaire, décelant ainsi le moindre courant d’air qui traverse de temps à autre la pièce la plus calme, et discrètement incite l’homme à la rêverie. N’étaient les objets de laque dans l’espace ombreux, ce monde de rêve à l’incertaine clarté que sécrètent chandelles ou lampes à huile, ce battement du pouls de la nuit que sont les clignotements de la flamme, perdraient à coup sûr une bonne part de leur fascination. Ainsi que de minces filets d’eau courant sur les nattes pour se rassembler en nappes stagnantes, les rayons de lumière sont captés, l’un ici, l’autre là, puis se propagent ténus, incertains et scintillants, tissant sur la trame de la nuit comme un damas fait de ces dessins à la poudre d’or. » 

2. Les romans du même Tanizaki sont des plaisirs de lecture, il est bien souvent question d’histoires de moeurs tout en finesse se déroulant dans l’époque charnière et tumultueuse de l’entre deux guerre. Parmi nos préférés, le Journal d’un vieux fou (passion  vaine et tragédie de la vieillesse), Svastika (la manipulation amoureuse décrite avec perfection), Quatre Soeurs (le réalisme de  l’entre-deux guerre au Japon), un Amour insensé (la douleur et l’ironie du couple). A noter que de très nombreux autres ouvrages de l’auteur ont été traduits en français (la Clé, le Pont Flottant des Songes, Le Coupeur de Roseaux etc.).

3. le Pavillon d’Or de Yukio Mishima. A travers le dramatique incendie du Pavillon d’Or de Kyoto en 1950 qui détruisit un  temple sacré, Mishima nous livre sa vision sans concession du beau absolu.

4. Yasunari Kawabata et ses Belles Endormies.  La beauté raffinée, ultime dans une histoire aux contours glauques… Un vieillard en mal  de plaisirs vient passer ses nuits dans une mystérieuse demeure auprès d’adolescentes endormies par de puissants narcotiques, et ce pour atteindre au seuil de la mort la douceur de l’enfance et le pardon de ses fautes. Egalement le magnifique Pays de Neiges du même auteur où un amour fou se trame en même temps qu’une purification.

5. La correspondance entre Mishima et Kawabata. Des échos, une rencontre sur plus de vingt cinq ans entre deux monstres sacrés de la littérature japonaise. Comme le précise la quatrième de couverture  » Le sang, l’éclat et l’éros – tel fut l’univers de Mishima ; la blancheur spectrale, la pureté meurtrière, le temps orphelin – tel fut celui de Kawabata. Il n’empêche : une phrase, entre toutes, de Kawabata, laisse encore une fois deviner combien les deux écrivains sont proches :  » Tout artiste qui aspire au vrai, au bien et au beau comme objet ultime de sa quête est fatalement hanté par le désir de forcer l’accès difficile du monde des démons, et cette pensée, qu’elle soit apparente ou dissimulée, hésite entre la peur et la prière. « 

6. Bleu presque transparent de Ryu Murakami. Et non, il ne s’agit pas de l’écrivain à succès tant chéri en France mais d’un homonyme non moins talentueux, sociologue de profession (également auteur du célèbre « bébés de la consigne automatique »). Dans ce brillant roman cru, nous suivons  le quotidien d’un groupe d’adolescents tokyoïtes perdus et sans illusions dans la capitale triste et oppressante. Tous paient le prix fort et violent de l’absence d’âme d’une société, et ce sous le regard ambigu et maîtrisé de l’auteur  mêlant  une distance quasi clinique à  une générosité infiniment humaine.

7. L’empire des signes de Roland Barthes. A travers ses rues, ses théatres, son graphisme, sa nourriture et ses visages, Barthes tend à « flatter l’idée d’un système symbolique inouï, entièrement dépris du nôtre. » Les mots ciselés de ce livre procurent un dépaysement mental certain et parlent  directement aux sens du lecteur. L’empire des signes propose une démarche lucide et honnête qui consiste à décrire l’alchimie que le Japon provoque chez le voyageur plutôt que d’imposer au pays visité sa propre violence en y plaquant sans distance ses fantasmes et sa réalité. « L’auteur n’a jamais, en aucun sens, photographié le Japon. Ce serait plutôt le contraire : le Japon l’a étoilé d’éclairs multiples, ou mieux encore : le Japon l’a mis en situation d’écriture. » Un must de lecture.

8. Le texte Japon: introuvables et inédits de Maurice Pinguet. Chaudement recommandé par un ami connaisseur, nous n’avons pas encore lu cet ouvrage dont le descriptif est prometteur: « c’est par trois hommages à des visiteurs émérites du Japon que s’ouvre ce recueil: Barthes, donc, mais aussi Foucault et Lacan. Savant et spontané, cultivé sans être pédant, Pinguet sait partager avec eux, comme avec nous, son expérience de la vie quotidienne, de l’esthétique et de la culture japonaises ».  Ce livre nous accompagnera donc dans notre prochain voyage…

9. Chronique japonaise de Nicolas Bouvier. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, alors que le Japon se relève peu à peu, ce grand voyageur se rend sur place. Dans cet ouvrage, il nous livre de brèves séquences  nippones réveillant la curiosité du lecteur sur le monde, lui donnant plus largement une envie quasi irrésistible de le parcourir. Libre, plein d’humour sans éparpillage sur de vains clichés.

10. Gibiers d’élevage de Kenzaburo Oé. Pendant de la seconde guerre mondiale, un avion américain s’écrase dans les montagnes, quelque part dans la campagne japonaise. Le seul rescapé devient le captif des villageois des alentours. Or il est noir. Le petit garçon narrateur de l’histoire se retrouve fasciné par cet étranger qu’il considère non pas comme un prisonnier, un étranger, ou un ennemi mais comme un simple animal dont il faut s’occuper. Une dénonciation sans appel de la folie de la guerre et de la bêtise de l’homme. Oshima en a tiré le film « une bête à nourrir ».

Dix ouvrages, c’est un peu restrictif. Dans un sacré désordre, nous ne pouvons nous empêcher d’en rajouter d’autres à ce post: le Fusil de Chasse de Yasushi Inoué, la Femme des Sables d’Abe Kobo, Oreiller d’herbes et Clair-obscur de Natsumé Soseki, Kitchen de Banana Yoshimoto, Rashomon d’Akutagawa, Fantômes du Japon de Lafcadio Hearn et tant d’autres encore…

Bologne : nos meilleures adresses

Bologne la méconnue doit être une ville bien agréable à vivre, et ce pour un nombre incalculable de raisons: l’ocre de ses bâtiments illumine  les visages, les colonnes des galeries qui longent ses rues vous plongent  alternativement et à l’infini dans l’ombre puis dans la lumière, Umberto Eco et Pier Paolo Pasolini en sont originaires, universitaire depuis presque un millénaire, savante et réflexive, on y croise un étudiant tous les mètres et une librairie quasiment tous les deux cents. Enfin et surtout, là-bas la gastronomie semble n’obéir qu’à deux principes: abondance et qualité.

De la lumière, de la réflexion, des livres et de la gastronomie. Un quotidien synonyme d’idéal. Une ville si plaisante à découvrir et d’où nous avons ramené ces belles adresses.

Nos endroits coups de coeur:

il Palazzo dell’Archiginnasio, siège de l’université de Bologne. À l’intérieur le théatre anatomique en bois de cèdre et sapin du  17ème siècle fut le lieu des expérimentations de la faculté de médecine.

La Pinacothèque nationale, le musée principal de la ville renferme des oeuvres de l’école bolonaise, et un tableau de Giotto bien singulier. L’intérieur des galeries conçu par Leone Pancaldi est un beau témoignage de l’architecture moderne italienne: les lignes sont pures et intelligentes. Les matériaux nobles traversent le temps en prenant une belle patine.

Restaurants:

lors de notre visite, un mythe s’est effondré. Les pâtes à la bolognaise n’existent pas là-bas (alors que partout ailleurs si). Il s’agit en fait de tagliatelle al ragù, qui résument parfaitement la cuisine Emilienne : grasses, savoureuses et pleine de texture. Dégustations réussies de jambons crus, fromages, tortellini et autres pâtes chez Al Pappagallo, All’Osteria Bottega ou à la trattoria Serghei (trois bonnes adresses de cuisine traditionnelles).

L’intérieur du Pappagallo
Un nuage de jambon cru, des copeaux de parmesan et des artichauts croquants chez Al Pappagallo
la pasta al ragù. L’un des secrets de la recette consiste à utiliser en guise de viande, à la fois du boeuf et du veau

Pour déjeuner copieusement et sainement avant/après la visite du musée d’art contemporain (le MAMbo), nous vous recommandons le restaurant-café du rez de chaussée, le Ex Forno del Pane. Confortable à souhait et le week-end, brunch à volonté très prisé par les Bolognesi.

le généreux brunch de l’Ex Forno del Pane

Shopping:

On ne peut repartir de Bologne sans ramener des livres, et des spécialités locales. Les deux se trouvent au même endroit: à la (géniale) librairie-osteria-café Eataly où sur plusieurs niveaux, les livres, les jambons, les bouteilles de vin sont généreusement mis à votre portée (on peut même lire sur place les livres à vendre avec un verre de vin à la main).

Eataly se trouve dans le quartier Mercato di Mezzo, où sont concentrés sur quelques rues  les meilleurs commerces de bouche de la ville (traiteurs, maraîchers, fromagers, boulangers etc.). Le Mercato di Mezzo provoque un étourdissant mélange de couleurs, de saveurs et d’odeurs. Les plus belles adresses de ce paradis gastronomique sont Tamburini (un traiteur qui sert également 200 vins différents à déguster au verre), l’illustre et ancienne boulangerie Atti Panificio et la charcuterie Simoni.  En dehors du quartier, la sélection de l’Enoteca Italiana ravira les amateurs de vins (dégustation sur place ou à emporter).

dans le Mercato di Mezzo

Hôtels:  

Bien sûr il y a le magnifique I Portici Hôtel, un palazzo réhabilité, immaculé, à l’intérieur ponctué de nombreux détails d’origine (très belles fresques et plafonds). Les chambres y seraient (d’après nos espions) confortables, le service impeccable (checker les offres spéciales sur leur site ci-dessous).

Mais il y a à Bologne notre Bed and Breakfast préféré toutes villes confondues, le Il b di Bologna situé tout près de la gare. Quatre chambres à la décoration minimaliste mais chaleureuse, où l’on se sent tout de suite comme  chez-soi. Les hôtes sont d’une rare (et vraie) gentillesse, le petit-déjeuner gargantuesque. Idéal en amoureux ou en famille.

Il b di Bologna
  • Adresses:
  • Al Pappagallo, Piazza della Mercanzia 3, Tel. 39 051 232807
  • All’Osteria Bottega Via Santa Caterina 51, Tel. 39 051 585 111
  • Trattoria Serghei Via Piella 12, Tel.39 051 233533
  • Ex Forno del Pane Via Don Minzoni 14, Tel.39 051 6493896
  • Mercato di Mezzo Via Peschiere Vecchie, quartier de la Piazza Maggiore (du lundi au samedi inclus de 7h à 13h puis de 16h15 à19h30 fermé le jeudi après midi et le dimanche).
  • Eatitaly Via degli Orefici, 19, Tel. 39 051 095 2820 www.eataly.it
  • Tamburini Via Caprarie 1, Tel.39 051 234 726
  • Atti Panificio Via Drapperie 6  Tel.39 051 233 349
  • Simoni Via Drapperie 5/2a Tel.39 051 231 880
  • Enoteca Italiana Via Marsala 2/b, Tel. 39 051 235 989 www.enotecaitaliana.it
  • I Portici Hôtel Via dell’Indipendenza, 69Tel. 39 051 42185 http://www.iporticihotel.com/fr
  • Il b di Bologna Piazza XX settembre 5, Tel. 39 051 19901444 (réservations par téléphone ou via booking) http://www.facebook.com/pages/Il-b-di-bologna/140789376023764

Papeterie Delfonics (Paris & Tokyo) – le temple nippon de l’article de bureau

Delfonics est une enseigne de papeterie de luxe Japonaise implantée à Tokyo depuis plus de vingt ans et depuis quelques mois seulement à Paris au Carrousel du Louvre.

Sa découverte peut provoquer l’hystérie chez les geeks du criterium, les maniaques des agendas, les obsessionels de l’écriture. Dans ce temple de l’article de bureau, les stylos de pointe provenant des quatre coins du monde et introuvables ailleurs  font la joie des connaisseurs: des Pilot, Kaweco et Sailor venus droit du Japon, des Aurora ou des Delta d’Italie, des Lamy d’Heidelberg.

Il est surprenant dans un si petit espace de disposer d’un choix de fournitures de bureau aussi conséquent: agendas, carnets, cahiers dans toutes les tailles et couleurs, albums photos,  pochettes acidulées, papiers à lettre haut de gamme, couvertures en cuir, maroquinerie, et mille et un gadgets design en tout genre. Nous vous mettons au défi d’en ressortir les mains vides tant la sélection y est à la fois pointue et désirable.

  • Adresses:
  • à Paris:
  • Delfonics, Carrousel du Louvre 99, rue de Rivoli 75001 Paris
    Tel 01 47 03 14 24
  • à Tokyo:
  • Delfonics Shibuya Delfonics Gallery -Parco Part 1 B1F, 15-1 Udagawacho Shibuya-ku Tokyo, Tel 03-3477-5949
  • Delfonics Omotesando Omotesando Hills B3F, 4-12-10 Jingumae Shibuya-ku Tokyo,Tel 03-5410-0590
  • Delfonics Marunouchi Shin-Marunouchi Bldg. 1F, 1-5-1 Marunouchi Chiyoda-ku Tokyo, Tel 03-3287-5135
  • http://www.delfonics.com/et http://delfonics.fr/

Vilnius (Lituanie) – Carnet d’adresses, guide de voyage

Vilnius est la plus terrienne des capitales baltes. Verdoyante, entourée de rivières, elle ne connaît pas la mer.

Héritière de multiples  influences et d’époques  qui se superposent sur les façades de ses bâtiments (un peu d’Europe de l’Ouest, un brin de Scandinavie, un peu de Russie, du baroque, du Moyen Âge, de l’Union Soviétique, un zeste de Pologne et d’autres choses encore), elle peut être familière tout en restant si singulière.

La porte de l’Aurore

L’hiver y est particulièrement magique et calme.  Dans les ruelles moyenâgeuses de la vieille ville l’air est emprunt de givre, les pas crissent sous la neige et de doux murmures en énigmatique lituanien bercent le voyageur (il s’agit de la langue vivante la plus proche du sanskrit). Les rues embaument une envoûtante odeur sucrée de conifères consumés lentement dans les feux de cheminée. Lorsque les lourdes portes des églises s’ouvrent, ces effluves viennent s’entremêler aux volutes des opulents encens s’échappant des édifices.

Quelques pas dans ses rues suffisent pour être plongé dans la quiétude et la contemplation. Lointaine et si proche, calme et mystérieuse, Vilnius est une ville à découvrir.

Nous y avons sélectionné quelques adresses triées  sur le volet.

Que faire? Que voir en dehors des sentiers battus?

– aller sur le haut de la tour de Gédimias –le seigneur fondateur de la Ville au XIVème siècle  ou sur la colline des Trois Croix, la plus haute de Vilnius (Triju kryziu kalnas) pour admirer deux panoramas de la ville sur 360 degrés.

Les trois croix
La tour de Gédimias

– pousser les portes des nombreuses églises catholiques et orthodoxes qui renferment des trésors (notamment Saint Pierre et Paul, Saint Anne et Saint François des Bernardins).

– assister à un concert de musique classique au Filharmonija pour le prix d’une séance de cinéma (programmation de haute volée, parmi les plus réputées dans les pays baltes www.filharmonija.lt/en).

– Flâner dans le quartier alternatif d’Uzupis, ancien faubourg déclaré république autonome dont l’indépendance est fêtée le 1er avril.

– Découvrir le château de Trakai flambant neuf grâce à sa récente rénovation et surtout se balader tout autour du magnifique lac l’entourant (à une vingtaine de kilomètres de Vilnius).

Le château de Trakai
Le lac entourant le château de Trakai

– Se détendre grâce à la vapeur d’un sauna noir www.atostogoskaime.lt (maisons d’hôtes équipées)  www.pirtis.lt (sauna).

Où prendre le thé après quelques pas dans la neige?

Au salon de thé- restaurant Pilies Kepyklele. Les pâtisseries y sont délicieuses et ravissent les étudiants et professeurs des facultés environnantes dans un décor tout en bois. Si vous préférez opter pour  un voyage dans le temps, le Neringa  est un restaurant/salon de thé qui fut très populaire auprès des dirigeants soviétiques. Formica, service spartiate, néons jaunâtres, velours turquoise, concerts de standards russes. Rien n’aurait apparemment changé.

Salon de thé-restaurant Pilies Kepyklele
Salon de thé-restaurant Pilies Kepyklele

Où goûter des spécialités lituaniennes? 

A Vilnius:  à la Provence, où est servie une cuisine aux influences françaises et locales mais surtout considérée comme l’une des plus innovantes et intéressantes de la capitale. Pour une cuisine plus typique, notre restaurant préféré s’appelle Gabi et se trouve dans une perpendiculaire de Pilies gatve, en plein centre. Goûtez au chou farci et encore mieux aux koldunai (raviolis locaux farcis à la viande ou aux champignons à la crème fraîche et saupoudrés d’aneth). Zemaiciai offre des menus plus rustiques. Ce restaurant institution où l’on mange dans des caves d’un ancien monastère du 16ème siècle est très populaire auprès des visiteurs des pays voisins. Ambiance à la bonne franquette.

Koldunai à la crème fraîche et à l’aneth chez Gabi

A Trakai: ne ratez pas Apvalus Stalo Klubas, un restaurant cossu, romantico-désuet à la vue cinématographique sur le château. Une partie de l’établissement sert des pizzas, l’autre des spécialités locales raffinées (parmi les plus côtées du pays) incluant notamment les kibinai, spécialité karaïte (chausson farci de viande) et des animelles d’agneau à la kacha (blé concassé) aux aubergines.

Délicieux canard au blé et purée de potimarron à l’Apvalus Stalo Klubas à Trakai
Kibinai (raviolis farcis à la viande et aux champignons) à l’Apvalus Stalo Klubas à Trakai

Où faire ses emplettes?

Sarka signifie « Pie » en lithuanien, c’est aussi une boutique au charme fou proposant des vêtements et des objets vintage sacrément bien sélectionnés  par une mère et sa fille (verres en cristal à 3 €, manteaux en renard 60 €, robes à 7€ etc.). Akuku est une boutique pour enfants. Belle sélection de vêtements, jouets et articles de maison fabriqués dans les alentours avec beaucoup de goût.

La vitrine de Sarka
Sarka vintage

Le très britannique Marks and Spencer sur la magistrale Gedimio Prospekt paraît totalement anachronique. Et pourtant, le fondateur de cette chaîne de grands magasins était lituanien et a émigré en Grande-Bretagne pour y faire fortune. La succursale de Vilnius est donc une sorte d’hommage. La librairie du Centre Culturel Français vend quelques livres sur la Lituanie et quelques œuvres littéraires lituaniennes traduits en français.

Où dormir?

Dans le centre, deux hôtels plein de charme: l’hôtel Narutis (hôtel ouvert depuis 1581 sur Pilies gatve, la rue principale de la vieille –ville),  et le Grotthus hôtel (un des boutiques-hôtels les plus recherchés). Pour des budgets plus serrés l’hôtel Rinno emporte tous les suffrages de Tripadvisor pour son service de qualité (à juste titre) et son emplacement près du centre.

  • Adresses:
  • Filharmonija Ausros vartu 5, Vilnius  www.filharmonija.lt/en
  • Hôtel Grotthuss Ligoninės str. 7, Vilnius – Tel:+3705 2660322  http://www.grotthusshotel.com/index.php?page=home
  • Hôtel Narutis Pilies St. 24, Vilnius – Tel:+ 3705 212284   http://www.narutis.com/
  • Hôtel Rinno Vingriu str. 25, Vilnius – Tel:+3705 2622828 www.rinno.lt
  • Pilies Kepyklele, Pilies 8, Vilnius – Tel: + 3705 2612552
  • Neringa, Gedimino Prospekt. 23, Vilnius – Tel: +370 5  261 4058
  • la Provence Vokieciu 22, Vilnius – Tel: +370 5 262 0257
  • Gabi Sv. Mykolo 6, Vilnius – Tel: +370 5  6432123
  • Zemaiciai Vokieciu 24, Vilnius – Tel: +370 5 2616573
  • Apvalus Stalo Klubas Karaimu 53a, Trakai – Tel: +370 5 5595
  • Sarka Sv. Mykolo 4, Vilnius – Tel:+3706 8720163 http://sarkashop.lt
  • Akuku Skapo  3 -1, Vilnius – Tel:+370 61514030 http://www.akuku.lt 
  • Librairie du Centre Culturel Français Didzioji 1, Vilnius – Tel:+ 370 2312984 www.ccf.lt
  • Marks and Spencer Gedimino Prospekt. 20/1, Vilnius –Tel: +370 5 266 00 88 http://www.marks-and-spencer.lt

Potsdamer Strasse – Berlin: le nouveau lieu de prédilection de la scène artistico-culturelle

La scène artistique et culturelle Berlinoise aime jouer au  jeu de chaises musicales. Elle est capable du jour au lendemain de s’arroger un nouveau quartier et de le proclamer nouveau centre névralgique tout en chassant soudainement les lieux établis.

Depuis quelques mois à peine, cette scène a un nouveau périmètre de prédilection près du quartier de Tiergarten, au milieu de la über banale Potstdamer Strasse, une grande avenue grise bordée de casinos aux néons trop colorés, d’immeubles mornes des années soixante, de jeunes femmes tristes venues d’ailleurs vendant leurs charmes sous les yeux hagards de leurs proxénètes.  Lorsque l’on arrive dans le quartier, on peine à imaginer que tant de choses s’y jouent désormais. En réalité, il faut arpenter les grandes cours attenantes à l’artère pour prendre conscience de l’ampleur du phénomène.

Les galeries d’art y ont émergé ces derniers mois les unes après les autres ( Klosterfelde au n° 93, Klosterfelde Edition au n°97, la londonienne Blain/Southern au n°77 ouverte depuis avril, et la Nolan Judith Gallerie depuis le mois dernier au n° 83).

Et surtout, après avoir fermé sa boutique courue de Mitte, préfigurant la fin de règne de ce quartier, Andreas Murkudis (le grand manitou de la fashion locale, le premier à avoir proposé aux berlinois des pièces Margiela et Yamamoto) a ouvert dans une ancienne et immense imprimerie son nouvel espace  d’environ 1000 m2 qui est sur le point de devenir  LE concept store inévitable en Allemagne (cour des n°77-87, accessible au niveau du n°79). La sélection de vêtements, accessoires (homme, femme), maison, livres, beauté est nécessairement pointue, impressionnante tout en étant minimaliste (des impondérables tels que Margiela, Céline, Aesop etc. y côtoient des trouvailles telles que les admirables pulls en cachemire Johnston of Eligin, les magnifiques tissus Dries Van Noten au mètre provenant des anciennes collections du créateur, la ligne de produits de beauté Susanne Kaufmann, les meubles des designers allemandes E15 etc.).

Pour le moment, de jour comme de nuit, la Potsdamer Strasse ne semble pas outre mesure bousculée par ses nouveaux arrivants, le processus de gentrification étant à peine entamé. Le microcosme artistico-culturel berlinois pourra t-il, voudra t-il s’approprier ce quartier loin de ses habitudes?  Seul le temps répondra… En attendant allez y pour humer le Zeitgeist, l’air du temps…

  •  Adresses:
  • Klosterfelde Potsdamer Strasse 93 – 10785 Berlin
  • Klosterfelde Edition Potsdamer Strasse 97 – 10785 Berlin
  • Blain/Southern Potsdamer Strasse 77 – 10785 Berlin http://www.blainsouthern.com/gallery-info/berlin
  • Nolan Judith Gallerie Potsdamer Strasse 83 – 10785 Berlin
  • Andreas Murkudis, Potsdamer Strasse 77-87 Haus E (accessible au niveau du n°79), 10785 Berlin  http://www.andreasmurkudis.com/