Bologne : nos meilleures adresses

Bologne la méconnue doit être une ville bien agréable à vivre, et ce pour un nombre incalculable de raisons: l’ocre de ses bâtiments illumine  les visages, les colonnes des galeries qui longent ses rues vous plongent  alternativement et à l’infini dans l’ombre puis dans la lumière, Umberto Eco et Pier Paolo Pasolini en sont originaires, universitaire depuis presque un millénaire, savante et réflexive, on y croise un étudiant tous les mètres et une librairie quasiment tous les deux cents. Enfin et surtout, là-bas la gastronomie semble n’obéir qu’à deux principes: abondance et qualité.

De la lumière, de la réflexion, des livres et de la gastronomie. Un quotidien synonyme d’idéal. Une ville si plaisante à découvrir et d’où nous avons ramené ces belles adresses.

Nos endroits coups de coeur:

il Palazzo dell’Archiginnasio, siège de l’université de Bologne. À l’intérieur le théatre anatomique en bois de cèdre et sapin du  17ème siècle fut le lieu des expérimentations de la faculté de médecine.

La Pinacothèque nationale, le musée principal de la ville renferme des oeuvres de l’école bolonaise, et un tableau de Giotto bien singulier. L’intérieur des galeries conçu par Leone Pancaldi est un beau témoignage de l’architecture moderne italienne: les lignes sont pures et intelligentes. Les matériaux nobles traversent le temps en prenant une belle patine.

Restaurants:

lors de notre visite, un mythe s’est effondré. Les pâtes à la bolognaise n’existent pas là-bas (alors que partout ailleurs si). Il s’agit en fait de tagliatelle al ragù, qui résument parfaitement la cuisine Emilienne : grasses, savoureuses et pleine de texture. Dégustations réussies de jambons crus, fromages, tortellini et autres pâtes chez Al Pappagallo, All’Osteria Bottega ou à la trattoria Serghei (trois bonnes adresses de cuisine traditionnelles).

L’intérieur du Pappagallo
Un nuage de jambon cru, des copeaux de parmesan et des artichauts croquants chez Al Pappagallo
la pasta al ragù. L’un des secrets de la recette consiste à utiliser en guise de viande, à la fois du boeuf et du veau

Pour déjeuner copieusement et sainement avant/après la visite du musée d’art contemporain (le MAMbo), nous vous recommandons le restaurant-café du rez de chaussée, le Ex Forno del Pane. Confortable à souhait et le week-end, brunch à volonté très prisé par les Bolognesi.

le généreux brunch de l’Ex Forno del Pane

Shopping:

On ne peut repartir de Bologne sans ramener des livres, et des spécialités locales. Les deux se trouvent au même endroit: à la (géniale) librairie-osteria-café Eataly où sur plusieurs niveaux, les livres, les jambons, les bouteilles de vin sont généreusement mis à votre portée (on peut même lire sur place les livres à vendre avec un verre de vin à la main).

Eataly se trouve dans le quartier Mercato di Mezzo, où sont concentrés sur quelques rues  les meilleurs commerces de bouche de la ville (traiteurs, maraîchers, fromagers, boulangers etc.). Le Mercato di Mezzo provoque un étourdissant mélange de couleurs, de saveurs et d’odeurs. Les plus belles adresses de ce paradis gastronomique sont Tamburini (un traiteur qui sert également 200 vins différents à déguster au verre), l’illustre et ancienne boulangerie Atti Panificio et la charcuterie Simoni.  En dehors du quartier, la sélection de l’Enoteca Italiana ravira les amateurs de vins (dégustation sur place ou à emporter).

dans le Mercato di Mezzo

Hôtels:  

Bien sûr il y a le magnifique I Portici Hôtel, un palazzo réhabilité, immaculé, à l’intérieur ponctué de nombreux détails d’origine (très belles fresques et plafonds). Les chambres y seraient (d’après nos espions) confortables, le service impeccable (checker les offres spéciales sur leur site ci-dessous).

Mais il y a à Bologne notre Bed and Breakfast préféré toutes villes confondues, le Il b di Bologna situé tout près de la gare. Quatre chambres à la décoration minimaliste mais chaleureuse, où l’on se sent tout de suite comme  chez-soi. Les hôtes sont d’une rare (et vraie) gentillesse, le petit-déjeuner gargantuesque. Idéal en amoureux ou en famille.

Il b di Bologna
  • Adresses:
  • Al Pappagallo, Piazza della Mercanzia 3, Tel. 39 051 232807
  • All’Osteria Bottega Via Santa Caterina 51, Tel. 39 051 585 111
  • Trattoria Serghei Via Piella 12, Tel.39 051 233533
  • Ex Forno del Pane Via Don Minzoni 14, Tel.39 051 6493896
  • Mercato di Mezzo Via Peschiere Vecchie, quartier de la Piazza Maggiore (du lundi au samedi inclus de 7h à 13h puis de 16h15 à19h30 fermé le jeudi après midi et le dimanche).
  • Eatitaly Via degli Orefici, 19, Tel. 39 051 095 2820 www.eataly.it
  • Tamburini Via Caprarie 1, Tel.39 051 234 726
  • Atti Panificio Via Drapperie 6  Tel.39 051 233 349
  • Simoni Via Drapperie 5/2a Tel.39 051 231 880
  • Enoteca Italiana Via Marsala 2/b, Tel. 39 051 235 989 www.enotecaitaliana.it
  • I Portici Hôtel Via dell’Indipendenza, 69Tel. 39 051 42185 http://www.iporticihotel.com/fr
  • Il b di Bologna Piazza XX settembre 5, Tel. 39 051 19901444 (réservations par téléphone ou via booking) http://www.facebook.com/pages/Il-b-di-bologna/140789376023764
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Gran Caffe Gambrinus (Naples) – un café à la marge du temps

Gambrinus est le café historique de Naples où de célèbres et nombreuses figures telles que Verdi, Wilde ou Sartre y ont dégusté des fines pâtisseries locales  légèrement relevées de zestes confits, accompagnées d’apéritifs sucrés ou de ristretti  cardiotoniques servis par des camerieri en queue de pie virevoltant dans ses salons dorés.

Ce qui est fascinant chez Gambrinus et dans de nombreux restaurants, cafés, commerces de bouche napolitains, c’est que depuis des décennies les changements du monde ainsi que les modes y ont laissé bien peu d’empreintes. En basse saison alors que la ville est peu agitée par les touristes cela est d’autant plus patent: face au vide le décorum se révèle être imperturbablement le même, les gestes restent identiques. Les salons de Gambrinus n’ont pas changé d’un iota au moins depuis les années 50, comme s’ils avaient été plongés dans un puissant formol.

Lorsque j’y ai dégusté mon café ce week-end, alors qu’en France la campagne présidentielle occupait les unes et que l’on fêtait le triste 1er anniversaire du désastre de Fukushima, j’étais totalement ailleurs. Face à moi des tables vides, une ambiance de station balnéaire désolée post IIIème guerre mondiale, des serveurs qui plaisantaient entre eux affairés à réchauffer des tasses, et la monumentale  Piazza del Plebiscito désertée sur laquelle, au loin, une piètre fanfare se produisait sans spectateur.

Dans la bouche le goût amer et viril du café adouci par le sucre  lentement, si lentement me conviait tant à m’extraire des contingences du monde qu’à prendre mon temps. Procédé efficace, prodigieux, immédiat. Les tracas, les élections n’avaient plus d’importance et je n’étais plus là mais bien ailleurs et encore mieux dans un autre siècle prête pour une longue promenade au bord de l’eau, à la marge du temps.

  • Adresse: 
  • Gran Caffe Gambrinus Piazza Trieste e Trento, 38 Naples
  • Tel: 081 417 582

Vilnius (Lituanie) – Carnet d’adresses, guide de voyage

Vilnius est la plus terrienne des capitales baltes. Verdoyante, entourée de rivières, elle ne connaît pas la mer.

Héritière de multiples  influences et d’époques  qui se superposent sur les façades de ses bâtiments (un peu d’Europe de l’Ouest, un brin de Scandinavie, un peu de Russie, du baroque, du Moyen Âge, de l’Union Soviétique, un zeste de Pologne et d’autres choses encore), elle peut être familière tout en restant si singulière.

La porte de l’Aurore

L’hiver y est particulièrement magique et calme.  Dans les ruelles moyenâgeuses de la vieille ville l’air est emprunt de givre, les pas crissent sous la neige et de doux murmures en énigmatique lituanien bercent le voyageur (il s’agit de la langue vivante la plus proche du sanskrit). Les rues embaument une envoûtante odeur sucrée de conifères consumés lentement dans les feux de cheminée. Lorsque les lourdes portes des églises s’ouvrent, ces effluves viennent s’entremêler aux volutes des opulents encens s’échappant des édifices.

Quelques pas dans ses rues suffisent pour être plongé dans la quiétude et la contemplation. Lointaine et si proche, calme et mystérieuse, Vilnius est une ville à découvrir.

Nous y avons sélectionné quelques adresses triées  sur le volet.

Que faire? Que voir en dehors des sentiers battus?

– aller sur le haut de la tour de Gédimias –le seigneur fondateur de la Ville au XIVème siècle  ou sur la colline des Trois Croix, la plus haute de Vilnius (Triju kryziu kalnas) pour admirer deux panoramas de la ville sur 360 degrés.

Les trois croix
La tour de Gédimias

– pousser les portes des nombreuses églises catholiques et orthodoxes qui renferment des trésors (notamment Saint Pierre et Paul, Saint Anne et Saint François des Bernardins).

– assister à un concert de musique classique au Filharmonija pour le prix d’une séance de cinéma (programmation de haute volée, parmi les plus réputées dans les pays baltes www.filharmonija.lt/en).

– Flâner dans le quartier alternatif d’Uzupis, ancien faubourg déclaré république autonome dont l’indépendance est fêtée le 1er avril.

– Découvrir le château de Trakai flambant neuf grâce à sa récente rénovation et surtout se balader tout autour du magnifique lac l’entourant (à une vingtaine de kilomètres de Vilnius).

Le château de Trakai
Le lac entourant le château de Trakai

– Se détendre grâce à la vapeur d’un sauna noir www.atostogoskaime.lt (maisons d’hôtes équipées)  www.pirtis.lt (sauna).

Où prendre le thé après quelques pas dans la neige?

Au salon de thé- restaurant Pilies Kepyklele. Les pâtisseries y sont délicieuses et ravissent les étudiants et professeurs des facultés environnantes dans un décor tout en bois. Si vous préférez opter pour  un voyage dans le temps, le Neringa  est un restaurant/salon de thé qui fut très populaire auprès des dirigeants soviétiques. Formica, service spartiate, néons jaunâtres, velours turquoise, concerts de standards russes. Rien n’aurait apparemment changé.

Salon de thé-restaurant Pilies Kepyklele
Salon de thé-restaurant Pilies Kepyklele

Où goûter des spécialités lituaniennes? 

A Vilnius:  à la Provence, où est servie une cuisine aux influences françaises et locales mais surtout considérée comme l’une des plus innovantes et intéressantes de la capitale. Pour une cuisine plus typique, notre restaurant préféré s’appelle Gabi et se trouve dans une perpendiculaire de Pilies gatve, en plein centre. Goûtez au chou farci et encore mieux aux koldunai (raviolis locaux farcis à la viande ou aux champignons à la crème fraîche et saupoudrés d’aneth). Zemaiciai offre des menus plus rustiques. Ce restaurant institution où l’on mange dans des caves d’un ancien monastère du 16ème siècle est très populaire auprès des visiteurs des pays voisins. Ambiance à la bonne franquette.

Koldunai à la crème fraîche et à l’aneth chez Gabi

A Trakai: ne ratez pas Apvalus Stalo Klubas, un restaurant cossu, romantico-désuet à la vue cinématographique sur le château. Une partie de l’établissement sert des pizzas, l’autre des spécialités locales raffinées (parmi les plus côtées du pays) incluant notamment les kibinai, spécialité karaïte (chausson farci de viande) et des animelles d’agneau à la kacha (blé concassé) aux aubergines.

Délicieux canard au blé et purée de potimarron à l’Apvalus Stalo Klubas à Trakai
Kibinai (raviolis farcis à la viande et aux champignons) à l’Apvalus Stalo Klubas à Trakai

Où faire ses emplettes?

Sarka signifie « Pie » en lithuanien, c’est aussi une boutique au charme fou proposant des vêtements et des objets vintage sacrément bien sélectionnés  par une mère et sa fille (verres en cristal à 3 €, manteaux en renard 60 €, robes à 7€ etc.). Akuku est une boutique pour enfants. Belle sélection de vêtements, jouets et articles de maison fabriqués dans les alentours avec beaucoup de goût.

La vitrine de Sarka
Sarka vintage

Le très britannique Marks and Spencer sur la magistrale Gedimio Prospekt paraît totalement anachronique. Et pourtant, le fondateur de cette chaîne de grands magasins était lituanien et a émigré en Grande-Bretagne pour y faire fortune. La succursale de Vilnius est donc une sorte d’hommage. La librairie du Centre Culturel Français vend quelques livres sur la Lituanie et quelques œuvres littéraires lituaniennes traduits en français.

Où dormir?

Dans le centre, deux hôtels plein de charme: l’hôtel Narutis (hôtel ouvert depuis 1581 sur Pilies gatve, la rue principale de la vieille –ville),  et le Grotthus hôtel (un des boutiques-hôtels les plus recherchés). Pour des budgets plus serrés l’hôtel Rinno emporte tous les suffrages de Tripadvisor pour son service de qualité (à juste titre) et son emplacement près du centre.

  • Adresses:
  • Filharmonija Ausros vartu 5, Vilnius  www.filharmonija.lt/en
  • Hôtel Grotthuss Ligoninės str. 7, Vilnius – Tel:+3705 2660322  http://www.grotthusshotel.com/index.php?page=home
  • Hôtel Narutis Pilies St. 24, Vilnius – Tel:+ 3705 212284   http://www.narutis.com/
  • Hôtel Rinno Vingriu str. 25, Vilnius – Tel:+3705 2622828 www.rinno.lt
  • Pilies Kepyklele, Pilies 8, Vilnius – Tel: + 3705 2612552
  • Neringa, Gedimino Prospekt. 23, Vilnius – Tel: +370 5  261 4058
  • la Provence Vokieciu 22, Vilnius – Tel: +370 5 262 0257
  • Gabi Sv. Mykolo 6, Vilnius – Tel: +370 5  6432123
  • Zemaiciai Vokieciu 24, Vilnius – Tel: +370 5 2616573
  • Apvalus Stalo Klubas Karaimu 53a, Trakai – Tel: +370 5 5595
  • Sarka Sv. Mykolo 4, Vilnius – Tel:+3706 8720163 http://sarkashop.lt
  • Akuku Skapo  3 -1, Vilnius – Tel:+370 61514030 http://www.akuku.lt 
  • Librairie du Centre Culturel Français Didzioji 1, Vilnius – Tel:+ 370 2312984 www.ccf.lt
  • Marks and Spencer Gedimino Prospekt. 20/1, Vilnius –Tel: +370 5 266 00 88 http://www.marks-and-spencer.lt

Restaurant l’Afghani (Paris) – l’Afghanistan au pied de la butte Montmartre

Où trouver à Paris une cuisine abordable, savoureuse,  suffisamment riche pour affronter des températures particulièrement basses  et qui change de la raclette/fondue/tartiflette ?

Réponse suggérée: dans une petite rue bordée d’escaliers sans fin vous menant vers le haut de la butte Montmartre où se trouve l’Afghani, l’un des rares restaurants afghan à Paris, et sûrement le meilleur d’après les expatriés et connaisseurs.

Commençons par les deux bémols de l’endroit: le cadre est assez spartiate, sombre et ressemble étonnement à un petit chalet, et le service peut parfois se retrouver vite débordé. Fort heureusement ces détails s’oublient vite à la vue de la carte riche en mélanges traditionnels sucrés-salés et en plats en sauce longuement mijotés, tombant à pic pour combler les faims hivernales.

Notre choix nous a donné entière satisfaction dans l’assiette: aubergines délicatement épicées et adoucies par un tendre yaourt (Borani), veau fondant aux navets confits et sauce au gingembre à l’assaisonnement équilibré (Saigam Tchalow), ravioles de poireaux et de boeuf nappées de yaourt à la menthe (intéressant et fin chaud-froid), nans au fromage. Tout ce que nous y avons goûté était copieux, savoureux et subtilement relevé par la cardamome, le cumin, le safran ou la cannelle, héritages raffinés de la cuisine afghane, au carrefour de quatre civilisations entre la Méditerranée, la Perse, l’Inde et la Chine. En ressortant, les températures étaient toujours négatives à l’extérieur mais nous étions à la fois repus, requinqués et totalement transportés vers de nouveaux horizons culinaires. Pari gagné.

  • Adresse : 
  • l’Afghani 18, rue Paul Albert 75018 Paris, Tel: 01.42.51.08.72 (entre 15 et 30 Euros par pers.)


Happa teï (Paris): pour changer des Ramen et sushis, goûtez aux épatants Takoyaki et Okonomiyaki

Takoyaki toujours servis par six

Pour changer des sempiternels sushis et des grosses soupes de nouilles japonaises, goûtez aux Takoyaki et Okonomiyaki spécialités populaires d’Osaka (= le second fief de l’auteur de ce post)  chez Happa Teï, qui a ouvert il y a quelques mois.

Les Takoyaki sont des boulettes de pâte à crêpe agrémentées de poulpe, de sauce et de ciboulette. Chez Happa Teï, comme au Japon, on les prépare devant vous et on vous les sert immédiatement. Il faut les manger à peine sorties de la plaque, elles sont alors moelleuses. Un bon test pour savoir si les takoyaki sont dignes du nom: la pâte doit être ferme à l’extérieur, onctueuse à l’intérieur et le poulpe doit être impérativement frais et fondant (tout un art et un casse tête de cuisson).

Les takoyaki se dégustent dans la rue comme là-bas, ou alors au  premier étage, dans une salle aux proportions et à la décoration très  graphiques (murs rouges écarlates et banc en bois brut).

Okonomiyaki

Le soir est servie une autre spécialité d’Osaka, les Okonomiyaki (savoureuses crêpes épaisses à base de chou, de viande ou de poisson, préparées minute sur une plaque, et qui elles aussi se dégustent brûlantes). Les okonomiyaki  de Happa Teï pourraient sortir tout droit des fourneaux de ma grand-mère,  car assaisonnés à point et servis à exacte température (ce qui paraît évident mais qui est loin de l’être).

Happa Teï c’est donc ma cantine sans prétention du moment, un refuge culinaire en cas de nostalgie, un convaincant et dépaysant aller-retour Paris-Osaka le temps de déguster quelques boulettes de poulpe et autres spécialités du Kansaï garanties authentiques.

  • Happa Teï 64 Rue Sainte-Anne, 75002 Paris – Tel: 01 42 96 60 40

Restaurant YOOM – des Dim Sum à Paris

Savez vous ce qu’est un dimsum, 点心? Littéralement « cœur à petite touche », le dimsum désigne un ensemble de raviolis  chinois  originaires de Canton à la pâte de riz farcis aux crevettes, au porc, aux légumes ou autres, principalement cuits à la vapeur et servis dans des petits paniers de bambou. Il en existe un nombre de variétés infini. Sa pâte doit être ferme mais moelleuse, légèrement parfumée par le bambou du panier, la farce savoureuse, exhalant le meilleur des arômes.

Il est assez difficile de trouver des dimsum dignes du nom en France où le triste, l’insipide ravioli aux crevettes sévit à grande échelle. Ainsi  il y a un an à peine, lorsque YOOM, cantine autoproclamée pionnière du dimsum à Paris, a ouvert ses portes rue des Martyrs dans le 9ème arrondissement, les attentes furent grandes.

Le cadre est graphique, coloré, new-yorkais et bobo.  Les tables sont remplies en permanence. Les dimsum sont accommodés de mille et une façons : aux crevettes, au boeuf gingembre, aux champignons shiitake, au poulet au Satay… C’est bon, mais clairement pas assez relevé. Cela manque de goût (notamment les entrées sont assez insipides), de fermeté (pâte des raviolis un peu molle et collante), de caractère. Nous sommes loin des plongées de bonheur provoquées par l’ouverture vaporeuse de ces boîtes de pandore en bambou cachant les plus fines des saveurs. En plus, le service est vite débordé, l’attente longue et les prix pratiqués sont assez excessifs vu que l’on en sort à peine sustenté (5 euros minimum les trois dimsum, du jamais vu un peu chiche).Pour satisfaire une (authentique) envie  de dimsum à Paris, mieux vaut aller à Belleville ou dans le 13ème (post à venir sur le sujet).

  • YOOM 20, rue des Martyrs 75 009 Paris 
  • Tél : 01 56 92 19 10
  • Ouvert du mardi au samedi 12:00 – 14:30 et 20:00 – 22:30

Princess Crêpe (Paris)- Une crêperie OVNI rose et japonaise /// A pink japanese UFO creperie

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Si vous passez par la rue des Ecouffes dans le Marais, vous risquez fort d’être étonné par la devanture rose et surréelle de la crêperie « Princess Crêpe » ouverte depuis plus d’un an: cœur géant dans la vitrine, dessins de nounours roses, bocaux à bonbons, pop japonaise à tue- tête et staff habillé en soubrette couleur layette. Peu frileuse d’aller au bout du concept manga, Princess Crêpe est réconfortante, rose, et si sucrée à souhait qu’elle peut facilement écoeurer  les allergiques du genre.

Les crêpes préparées sous vos yeux y sont…franchement bonnes, et servies comme au Japon (au Matcha, ou à la crème chantilly et aux fruits frais, au nutella et banane etc.). Moins sucrées que leurs alter-ego françaises, plus aériennes, elles sont généreusement garnies pour un prix très raisonnable (rien ne dépasse 5 Euros). Le sucre énergise, le décor amuse et vous transporte dans un dessin animé le temps de quelques bouchées nostalgiques et si effroyablement innocentes. Nous y sommes passés un samedi et il n’y avait pas un seul enfant, que des adultes. Nous en déduisons que Princess Crêpe est à utiliser avec parcimonie et en cas d’urgence régressive seulement…

  • Adresse:
  •  Princess Crepe 3 Rue des Ecouffes, 75004 Paris
  • ouvert du mercredi au dimanche de 13h à 19h / open from wednesday to sunday from 1 p.m. to 7 p.m.

English version:

If you go rue des Ecouffes in le Marais, you could be very surprised by the pink and surreal facade of the « Princess Crêpe » Creperie shop, which opened more than a year ago: giant heart on the window, pink teddy bears everywhere, never stop Japanese pop music playing. The staff seems to come straight from Harajuku, dressed-up as maids with soft pink dresses. Everything there is comforting, pink, sweet, and too pretty.

Crepes are…frankly very yummy, flavoured like in Japan (Matcha, whipped cream and fresh fruits, nutella and bananas etc.), less sweet than the traditional French crepes, lighter and generously filled (and for less than 5 Euros). Once out, we were still taken aback by this short journey to Japan and these nostalgic and so regressive bites. In case of emergency only.