Salon de Thé et Pâtisserie Toraya (Paris) – Le goût du Japon à deux pas de la Concorde

 

Parfois il ne faut pas grand-chose pour pallier un manque de Japon. Il suffit de goûter à l’une des douceurs de chez Toraya, pour être transporté là-bas.

Toraya est une maison de thé traditionnelle d’une grande notoriété. Depuis plus de trente ans, son salon de thé parisien à deux pas de la place de la Concorde vient au secours des nostalgiques, des inconsolables déracinés et surprend les papilles des curieux en leur offrant des thés classiques (hojicha, genmaïcha, matcha…) accompagnés de pâtisseries japonaises changeant au gré des saisons (régalez vous au printemps avec des gâteaux parfumés à la fleur de cerisier, en été avec une glace au thé vert, et en fin d’année avec des spécialités autour du marron).

Confortablement installé, la formule opère: l’odeur si particulière des effluves du thé japonais, le calme, les joyaux graphiques sucrés servis délicatement dans un carré de laque…vous voilà à la fois ici et là-bas. Magique.

  • Adresse:

    Boutique et Salon de thé Toraya 10, Rue St-Florentin, 75001 Paris, Tél : 01 42 60 13 00 Fax : 01 42 61 59 53 http://www.toraya-group.co.jp/paris/  Ouvert tous les jours de 10h30 à 19h sauf dimanche et fêtes, 3 semaines de fermeture annuelle en août.

 

 
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Nakamura Tokichi – Un ultime Uji Kintoki à Kyoto

La chaleur estivale de Kyoto est harassante, même la beauté de la ville ne peut parfois rien y faire. Pour braver cette fournaise, rien n’égale une spécialité japonaise glacée tellement rafraîchissante, l’Uji Kintoki.

 L’Uji Kintoki est une montagne de glace pilée parfumée de sirop de thé vert et surmontée de an (pâte de haricot rouge) et de glace au matcha. Il est servi en été dans tout le Japon et notamment à deux pas la gare de Kyoto, chez Nakamura Tokichi, un salon de thé traditionnel spécialisé dans le thé vert depuis plus de 150 ans ( thés et pâtisseries sur place et à emporter).

L’Uji Kintoki de Nakamura Tokichi est de taille si monumentale, qu’il semble impossible à terminer d’une traite. Lorsqu’on le déguste, au début, chaque cuillérée réveille et rafraîchit le corps d’un électrochoc glacé. Puis à mi-parcours, le froid anesthésie et réfrigère. Pourtant, il est difficile de s’arreter tant les arômes puissants et naturels du matcha sont exquis, voire addictifs. Lorsque finalement on frissonne un peu trop, il est temps de quitter les lieux et de retourner sous le soleil pour…se réchauffer (si, si!).

Requinquant, désaltérant l’Uji Kintoki est un dessert physique, une petite madeleine ultra glacée, indispensable pour supporter la chaleur de l’été kyotoïte.

  •  Adresse:
  • Nakamura Tokichi Higashishiokoji-cho, Shimogyo-ku (3ème étage du grand magasin Isetan dans la gare centrale) Kyoto, Tel +81 75-342-2303

Nos dix lectures favorites pour aller au Japon

Avant tout départ en voyage, il n’ y a rien de mieux que d’aller à la recherche de livres qui vous accompagneront  une fois sur place. Cette quête très personnelle est  toujours infiniment excitante.

Dans quelques jours, nous nous envolons pour le Japon avec une valise chargée d’ouvrages  dédiés à l’archipel. A cette occasion, nous dévoilons notre sélection de dix livres incontournables sur le Japon. Ces textes délivrent de précieuses clés  pour mieux appréhender ce  monde si multiple et singulier,  sans pour autant verser dans l’avalanche des idées reçues. La plupart d’entre-eux ont pour trait commun d’être de véritables ôdes au beau,  des vertiges sensibles qui parleront aux esthètes et aux curieux.

Bonne lecture et belles rencontres littéraires à vous!

1. L’éloge de l’ombre de Junichiro Tanizaki. Publié pour la première fois en 1978, ce livre culte est une réflexion sur la conception japonaise du beau.

Extrait: « Car un laque décoré à la poudre d’or n’est pas fait pour être embrassé d’un seul coup d’oeil dans un endroit illuminé, mais pour être deviné dans un lieu obscur, dans une lueur diffuse qui, par instants, en révèle l’un ou l’autre détail, de telle sorte que, la majeure partie de son décor somptueux constamment caché dans l’ombre, il suscite des résonances inexprimables. De plus, la brillance de sa surface étincelante reflète, quand il est placé dans un lieu obscur, l’agitation de la flamme du luminaire, décelant ainsi le moindre courant d’air qui traverse de temps à autre la pièce la plus calme, et discrètement incite l’homme à la rêverie. N’étaient les objets de laque dans l’espace ombreux, ce monde de rêve à l’incertaine clarté que sécrètent chandelles ou lampes à huile, ce battement du pouls de la nuit que sont les clignotements de la flamme, perdraient à coup sûr une bonne part de leur fascination. Ainsi que de minces filets d’eau courant sur les nattes pour se rassembler en nappes stagnantes, les rayons de lumière sont captés, l’un ici, l’autre là, puis se propagent ténus, incertains et scintillants, tissant sur la trame de la nuit comme un damas fait de ces dessins à la poudre d’or. » 

2. Les romans du même Tanizaki sont des plaisirs de lecture, il est bien souvent question d’histoires de moeurs tout en finesse se déroulant dans l’époque charnière et tumultueuse de l’entre deux guerre. Parmi nos préférés, le Journal d’un vieux fou (passion  vaine et tragédie de la vieillesse), Svastika (la manipulation amoureuse décrite avec perfection), Quatre Soeurs (le réalisme de  l’entre-deux guerre au Japon), un Amour insensé (la douleur et l’ironie du couple). A noter que de très nombreux autres ouvrages de l’auteur ont été traduits en français (la Clé, le Pont Flottant des Songes, Le Coupeur de Roseaux etc.).

3. le Pavillon d’Or de Yukio Mishima. A travers le dramatique incendie du Pavillon d’Or de Kyoto en 1950 qui détruisit un  temple sacré, Mishima nous livre sa vision sans concession du beau absolu.

4. Yasunari Kawabata et ses Belles Endormies.  La beauté raffinée, ultime dans une histoire aux contours glauques… Un vieillard en mal  de plaisirs vient passer ses nuits dans une mystérieuse demeure auprès d’adolescentes endormies par de puissants narcotiques, et ce pour atteindre au seuil de la mort la douceur de l’enfance et le pardon de ses fautes. Egalement le magnifique Pays de Neiges du même auteur où un amour fou se trame en même temps qu’une purification.

5. La correspondance entre Mishima et Kawabata. Des échos, une rencontre sur plus de vingt cinq ans entre deux monstres sacrés de la littérature japonaise. Comme le précise la quatrième de couverture  » Le sang, l’éclat et l’éros – tel fut l’univers de Mishima ; la blancheur spectrale, la pureté meurtrière, le temps orphelin – tel fut celui de Kawabata. Il n’empêche : une phrase, entre toutes, de Kawabata, laisse encore une fois deviner combien les deux écrivains sont proches :  » Tout artiste qui aspire au vrai, au bien et au beau comme objet ultime de sa quête est fatalement hanté par le désir de forcer l’accès difficile du monde des démons, et cette pensée, qu’elle soit apparente ou dissimulée, hésite entre la peur et la prière. « 

6. Bleu presque transparent de Ryu Murakami. Et non, il ne s’agit pas de l’écrivain à succès tant chéri en France mais d’un homonyme non moins talentueux, sociologue de profession (également auteur du célèbre « bébés de la consigne automatique »). Dans ce brillant roman cru, nous suivons  le quotidien d’un groupe d’adolescents tokyoïtes perdus et sans illusions dans la capitale triste et oppressante. Tous paient le prix fort et violent de l’absence d’âme d’une société, et ce sous le regard ambigu et maîtrisé de l’auteur  mêlant  une distance quasi clinique à  une générosité infiniment humaine.

7. L’empire des signes de Roland Barthes. A travers ses rues, ses théatres, son graphisme, sa nourriture et ses visages, Barthes tend à « flatter l’idée d’un système symbolique inouï, entièrement dépris du nôtre. » Les mots ciselés de ce livre procurent un dépaysement mental certain et parlent  directement aux sens du lecteur. L’empire des signes propose une démarche lucide et honnête qui consiste à décrire l’alchimie que le Japon provoque chez le voyageur plutôt que d’imposer au pays visité sa propre violence en y plaquant sans distance ses fantasmes et sa réalité. « L’auteur n’a jamais, en aucun sens, photographié le Japon. Ce serait plutôt le contraire : le Japon l’a étoilé d’éclairs multiples, ou mieux encore : le Japon l’a mis en situation d’écriture. » Un must de lecture.

8. Le texte Japon: introuvables et inédits de Maurice Pinguet. Chaudement recommandé par un ami connaisseur, nous n’avons pas encore lu cet ouvrage dont le descriptif est prometteur: « c’est par trois hommages à des visiteurs émérites du Japon que s’ouvre ce recueil: Barthes, donc, mais aussi Foucault et Lacan. Savant et spontané, cultivé sans être pédant, Pinguet sait partager avec eux, comme avec nous, son expérience de la vie quotidienne, de l’esthétique et de la culture japonaises ».  Ce livre nous accompagnera donc dans notre prochain voyage…

9. Chronique japonaise de Nicolas Bouvier. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, alors que le Japon se relève peu à peu, ce grand voyageur se rend sur place. Dans cet ouvrage, il nous livre de brèves séquences  nippones réveillant la curiosité du lecteur sur le monde, lui donnant plus largement une envie quasi irrésistible de le parcourir. Libre, plein d’humour sans éparpillage sur de vains clichés.

10. Gibiers d’élevage de Kenzaburo Oé. Pendant de la seconde guerre mondiale, un avion américain s’écrase dans les montagnes, quelque part dans la campagne japonaise. Le seul rescapé devient le captif des villageois des alentours. Or il est noir. Le petit garçon narrateur de l’histoire se retrouve fasciné par cet étranger qu’il considère non pas comme un prisonnier, un étranger, ou un ennemi mais comme un simple animal dont il faut s’occuper. Une dénonciation sans appel de la folie de la guerre et de la bêtise de l’homme. Oshima en a tiré le film « une bête à nourrir ».

Dix ouvrages, c’est un peu restrictif. Dans un sacré désordre, nous ne pouvons nous empêcher d’en rajouter d’autres à ce post: le Fusil de Chasse de Yasushi Inoué, la Femme des Sables d’Abe Kobo, Oreiller d’herbes et Clair-obscur de Natsumé Soseki, Kitchen de Banana Yoshimoto, Rashomon d’Akutagawa, Fantômes du Japon de Lafcadio Hearn et tant d’autres encore…

Papeterie Delfonics (Paris & Tokyo) – le temple nippon de l’article de bureau

Delfonics est une enseigne de papeterie de luxe Japonaise implantée à Tokyo depuis plus de vingt ans et depuis quelques mois seulement à Paris au Carrousel du Louvre.

Sa découverte peut provoquer l’hystérie chez les geeks du criterium, les maniaques des agendas, les obsessionels de l’écriture. Dans ce temple de l’article de bureau, les stylos de pointe provenant des quatre coins du monde et introuvables ailleurs  font la joie des connaisseurs: des Pilot, Kaweco et Sailor venus droit du Japon, des Aurora ou des Delta d’Italie, des Lamy d’Heidelberg.

Il est surprenant dans un si petit espace de disposer d’un choix de fournitures de bureau aussi conséquent: agendas, carnets, cahiers dans toutes les tailles et couleurs, albums photos,  pochettes acidulées, papiers à lettre haut de gamme, couvertures en cuir, maroquinerie, et mille et un gadgets design en tout genre. Nous vous mettons au défi d’en ressortir les mains vides tant la sélection y est à la fois pointue et désirable.

  • Adresses:
  • à Paris:
  • Delfonics, Carrousel du Louvre 99, rue de Rivoli 75001 Paris
    Tel 01 47 03 14 24
  • à Tokyo:
  • Delfonics Shibuya Delfonics Gallery -Parco Part 1 B1F, 15-1 Udagawacho Shibuya-ku Tokyo, Tel 03-3477-5949
  • Delfonics Omotesando Omotesando Hills B3F, 4-12-10 Jingumae Shibuya-ku Tokyo,Tel 03-5410-0590
  • Delfonics Marunouchi Shin-Marunouchi Bldg. 1F, 1-5-1 Marunouchi Chiyoda-ku Tokyo, Tel 03-3287-5135
  • http://www.delfonics.com/et http://delfonics.fr/

Happa teï (Paris): pour changer des Ramen et sushis, goûtez aux épatants Takoyaki et Okonomiyaki

Takoyaki toujours servis par six

Pour changer des sempiternels sushis et des grosses soupes de nouilles japonaises, goûtez aux Takoyaki et Okonomiyaki spécialités populaires d’Osaka (= le second fief de l’auteur de ce post)  chez Happa Teï, qui a ouvert il y a quelques mois.

Les Takoyaki sont des boulettes de pâte à crêpe agrémentées de poulpe, de sauce et de ciboulette. Chez Happa Teï, comme au Japon, on les prépare devant vous et on vous les sert immédiatement. Il faut les manger à peine sorties de la plaque, elles sont alors moelleuses. Un bon test pour savoir si les takoyaki sont dignes du nom: la pâte doit être ferme à l’extérieur, onctueuse à l’intérieur et le poulpe doit être impérativement frais et fondant (tout un art et un casse tête de cuisson).

Les takoyaki se dégustent dans la rue comme là-bas, ou alors au  premier étage, dans une salle aux proportions et à la décoration très  graphiques (murs rouges écarlates et banc en bois brut).

Okonomiyaki

Le soir est servie une autre spécialité d’Osaka, les Okonomiyaki (savoureuses crêpes épaisses à base de chou, de viande ou de poisson, préparées minute sur une plaque, et qui elles aussi se dégustent brûlantes). Les okonomiyaki  de Happa Teï pourraient sortir tout droit des fourneaux de ma grand-mère,  car assaisonnés à point et servis à exacte température (ce qui paraît évident mais qui est loin de l’être).

Happa Teï c’est donc ma cantine sans prétention du moment, un refuge culinaire en cas de nostalgie, un convaincant et dépaysant aller-retour Paris-Osaka le temps de déguster quelques boulettes de poulpe et autres spécialités du Kansaï garanties authentiques.

  • Happa Teï 64 Rue Sainte-Anne, 75002 Paris – Tel: 01 42 96 60 40

Princess Crêpe (Paris)- Une crêperie OVNI rose et japonaise /// A pink japanese UFO creperie

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Si vous passez par la rue des Ecouffes dans le Marais, vous risquez fort d’être étonné par la devanture rose et surréelle de la crêperie « Princess Crêpe » ouverte depuis plus d’un an: cœur géant dans la vitrine, dessins de nounours roses, bocaux à bonbons, pop japonaise à tue- tête et staff habillé en soubrette couleur layette. Peu frileuse d’aller au bout du concept manga, Princess Crêpe est réconfortante, rose, et si sucrée à souhait qu’elle peut facilement écoeurer  les allergiques du genre.

Les crêpes préparées sous vos yeux y sont…franchement bonnes, et servies comme au Japon (au Matcha, ou à la crème chantilly et aux fruits frais, au nutella et banane etc.). Moins sucrées que leurs alter-ego françaises, plus aériennes, elles sont généreusement garnies pour un prix très raisonnable (rien ne dépasse 5 Euros). Le sucre énergise, le décor amuse et vous transporte dans un dessin animé le temps de quelques bouchées nostalgiques et si effroyablement innocentes. Nous y sommes passés un samedi et il n’y avait pas un seul enfant, que des adultes. Nous en déduisons que Princess Crêpe est à utiliser avec parcimonie et en cas d’urgence régressive seulement…

  • Adresse:
  •  Princess Crepe 3 Rue des Ecouffes, 75004 Paris
  • ouvert du mercredi au dimanche de 13h à 19h / open from wednesday to sunday from 1 p.m. to 7 p.m.

English version:

If you go rue des Ecouffes in le Marais, you could be very surprised by the pink and surreal facade of the « Princess Crêpe » Creperie shop, which opened more than a year ago: giant heart on the window, pink teddy bears everywhere, never stop Japanese pop music playing. The staff seems to come straight from Harajuku, dressed-up as maids with soft pink dresses. Everything there is comforting, pink, sweet, and too pretty.

Crepes are…frankly very yummy, flavoured like in Japan (Matcha, whipped cream and fresh fruits, nutella and bananas etc.), less sweet than the traditional French crepes, lighter and generously filled (and for less than 5 Euros). Once out, we were still taken aback by this short journey to Japan and these nostalgic and so regressive bites. In case of emergency only.


Restaurant Japonais Kunitoraya II (Paris) – des Udons et bien plus encore /// Japanese Udon noodles and so much more

[scroll down for an English version]

Kunitoraya I c’est une cantine  très prisée près d’Opéra,  qui ne désemplit jamais, servant des grands bols de Udon (nouilles de blé) et des plats familiaux comme au Japon dans un décor plus que sommaire et une ambiance au coude à coude.

Kunitoraya II a ouvert il y a quelques mois et on pouvait s’attendre à un bis idem, or cette nouvelle version est tout sauf repetita: cadre aéré, blanc mi-bistrotier mi new-yorkais, clientèle parfois (re)connue (du moins qui se reconnaît), staff aux petits soins, plats soignés, prix plus élevés.

Comme au numéro 1, les Udon all dente au bouillon impeccable ont toujours la vedette sur la carte du midi, accompagnées d’autres plats uniques considérés là-bas comme de la fast food de gargotte de quartier (tel est le cas du gyudon, porc sur un grand bol de riz ou du tonkatsu, le porc pané).

Le soir, c’est un autre scénario qui se trame,  le niveau monte sensiblement avec une carte inventive et changeante quotidiennement: tapas à base d’impondérables culinaires nippons twistés par des zestes de cuisine française ou vice versa (huîtres au caviar et au saké, bulots aux poireaux au yuzu, salade au tofu, haricots fins et sésame etc.) petits plats traditionnels japonais à la tenue parfaite (croustillante et légère tempura). C’est fort délicat, tout comme la fraîche sélection des vins au verre (pinot, chardonnay, un honnête Chassagne Montrachet, qui fut par ailleurs notre dessert).

Huîtres au caviar - Oysters & Caviar
Thon Tataki (mi cuit-mi cru) - Tataki tuna (raw-cooked)
pour patienter tapas poisson et sésame... -fish &sesame appetizers

Attention, la carte des Udon (bien moins dispendieuse) n’est pas spontanément proposée le soir, demandez là car les Udon y sont servis en permanence. Menus: de 18 à 37 Euros (midi) ; 70 Euros (soir). A la carte : 50 Euros

  •  Adresses: 
  • Kunitoraya I,   5, rue Saint-Anne – 75001 Paris, Tel. 01 47 03 33 65
  • Kunitoraya II,   5, rue Villedo – 75001 Paris, Tel. 01 47 03 07 74
  • http://www.kunitoraya.com/

English version:

While Kunitoraya I is a small, packed restaurant nearby Opera serving traditional Japanese fast food and home-made cuisine, Kunitoraya II (which opened few months ago) is an inventive table proposing Udon noodles and simple dishes for lunch and amazing « haute cuisine » French/Japanese tapas in the evening (oyster with caviar and sake, whelks with yuzu citrus, tofu salade with fresh beans and sesame etc.). Traditional Japanese dishes are also served including a perfect, light and crusty tempura. Good wine selection (try the pinot, the chardonnay and even better the Chassagne Montrachet).

The evening menu does not include the Udon (traditional noodle soup), ask for the special Udon menu which is not spontaneously given.

Menus: from 18 to 37 Euros (lunch) ; 70 Euros (evening). A la carte : 50 Euros