Le restaurant Meierei à Vienne: la meilleure escalope viennoise qui soit!

Souvenir d’une  simple et succulente  pause viennoise au coeur du parc  Stadtpark, où nous avons dégusté au restaurant Meierei, LA meilleure escalope viennoise qui soit (« Wienerschnitzel » dans le texte).

Préparation à la demande, viande goutue et fraîche, panure légère, croquante puis fondante, pommes de terres finement aillées et persillées. La photo ne saurait mentir. Aux antipodes de l’escalope pannée lourde et huileuse, cette merveille aérienne  suscite un grand contentement chez qui la goûte. Si vous passez à Vienne, ne la ratez pas.

Pour plus de détails sur le restaurant Meierei, voir le post qui lui est en partie dédié https://fannypacktravel.wordpress.com/2011/07/23/deux-tresors-culinaires-a-vienne-steiereck-et-meierei/

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Pâtisserie Jean Millet (Paris) – sûrement les meilleures viennoiseries rive gauche

Un truculent croissant aux amandes parfumé au rhum

Les coordonnées de la Pâtisserie Jean Millet ont été extirpées du carnet d’adresses d’un Parisien  gourmet et averti gardant  ses lieux fétiches rien que pour lui. Une fois subtilisées, nous nous sommes dépêchés d’aller  déguster sur place celles qu’il considère être les  meilleures viennoiseries de la rive gauche.

De l’extérieur, la Pâtisserie- Salon de thé- Traiteur Jean Millet  a des airs on ne peut plus classiques. L’ambiance y est un brin désuète avec ses murs oranges, ses tables en formica et ses grand-mères du quartier qui viennent papoter entre elles à l’heure du thé.

Et pourtant sous le palais, tout se confirme: les croissants,  pains au chocolat et galette des rois sont succulents. Leur dénominateur commun? Ils sont tous confectionnés avec une pâte feuilletée souvent citée en référence qui est parfaite, croustillante (cuisson impeccable), embaumant le beurre frais généreusement dosé. Avec quelques rasades de thé (un lapsang-souchong par exemple), vous atteignez normalement le paradis. Amateurs de sucré et de beurre, ceci pourrait bien être le début de votre perte!

Les pâtisseries en vitrine font envie: les éclairs sont frais, les milles-feuille parfaitement réalisés, les Saint-Honoré si appétissants. On comprend mieux pourquoi certains grands chefs viennent se fournir ici depuis l’ouverture des lieux en 1963. Les nombreuses spécialités salées (croustades, pâtés lyonnais etc.) sont – d’après les clients qui passaient ce jour là – à la hauteur du reste.

Conclusion: c’est franchement délicieux. Tellement  bon que la subtilisation et la divulgation du lieu sont en l’espèce totalement justifiées. Espérons que le Parisien cité précédemment pardonnera; avec quelques croissants cela ne devrait pas être compliqué. (Merci D.).

  • Adresse:
  • Pâtisserie/Salon de thé/ Traiteur Jean Millet 103 rue Saint-Dominique 75007 Paris Tél. : 01 45 51 49 80
  • Horaires: Mardi – Samedi : de 08:30 à 20:00  et Dimanche : de 08:00 à 17:00

Bread and Roses (Paris) – une belle & cinéphile boulangerie/patisserie/traiteur///a great & movie loving bakery/pastry-shop/takeaway

Mille-feuille aux framboises /// Raspberry Mille-Feuille
Carrot cake

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Trouver dans le quartier de la Concorde-Madeleine à 21h  encore quelque chose de décent à manger sur place rapidement ou à emporter ? Mission quasi impossible.

Sauf si on franchit la porte de Bread and Roses rue Boissy d’Anglas, une boulangerie-patisserie-traiteur-salon de thé qui propose des pains & viennoiseries artisanaux, bios terriblement délicieux (pain au muesli, noisettes et miel, pur seigle aux moelleux raisins de Corinthe, brioche aérienne etc.), des patisseries fraîches et de qualité (tarte à la banane et crème brûlée, mille feuille frais aux framboises, carrot cake etc.)  et également des petites choses salées à grignoter çà et là qui ne sont que plaisirs (Stilton accompagné d’un généreux cake aux fruits secs et d’un verre de Rivesaltes, quiche aux épinards et pignons de pin, etc.).

Pain au muesli, aux noisettes et au miel///Muesli, hazelnuts and honey bread
Quiche aux épinards et aux pignons de pin /// Spinach quiche with pine kernels

Y aller tard limite les dégâts les rayons s’étant vidés. Au petit déjeuner ou au goûter, c’est une toute autre histoire, le large choix rendant tout quidam pétrifié de bonheur devant tant de tentations…

Une belle découverte nommée en hommage au film éponyme de Ken Loach (pour ceux qui se demandaient).

  • Adresses:
  • Bread and Roses, 25, rue Boissy d’Anglas – 75008 Paris, Tel. 01 47 42 40 00 (ferme aux alentours de 21h – open until approx. 9 p.m.)
  • 7, rue Fleurus – 75006 Paris, Tel.01 42 22 06 06
  • http://www.breadandroses.fr

English version:

Finding some decent takeaway at 9 p.m. around Concorde-Madeleine? It sounds impossible.  Unless you go to Bread and Roses, a bread bakery, which is also a miniature restaurant, a tea-room and takeaway with outstanding organic breads (delicious authentic French baguette, organic bread with Muesli, hazelnuts and honey, fluffy brioche etc.), « patisseries » (mille feuille with fresh raspberries, banana tart with crème brûlée) and yummy salty picks (dry fruit cake with Stilton and a glass of sweet Rivelsaltes white wine, spinach and pine nuts quiche etc.).

Awesome breakfasts, nice teatime as well.  Excellent bread in Paris and I must say, it did fill me with joy to find this place named after Ken Loach’s movie.

Retro Bottega à Paris – une cave à vins à l’Italienne près de Faidherbe /// Retro Bottega in Paris – an authentic Italian wine/food cellar close to Faidherbe

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Pietro ancien sommelier de chez Rino a décidé de voler de ses propres ailes , et d’ouvrir dans la quiétude de la rue Saint Bernard une « cave à manger », soit une cave/épicerie italienne/restaurant avec terrasse aux beaux jours/ chaises à l’intérieur en hiver.

A des années lumières des multi-concepts culinaires italianisants dénués d’âme, les matières premières provenant de petits producteurs sont simples, authentiques et efficaces: charcuterie tranchée minute (écarlate jambon de Parme, artisanale coppa de Calabre, délicieuse mortadelle), épices et taralli débordant de sacs en papier dans un joyeux bazar, fromage italien à foison,  fougasses alla pugliese mi-fromage, mi-légumes  et enfin excellents petits plats du jour généreux en soleil.

Surtout Pietro a l’art et la manière de vous ravir avec d’excellentes bouteilles de son Italie natale (beaucoup de vins naturels), à emporter ou déguster sur place.  C’est magnanime, il y en a partout, c’est très bon.

  • Adresse:

  • Retro Bottega 12 Rue Saint Bernard – 75011 Paris, Tel : 01 74 64 17 39

English version:

Pietro, the former wine keeper of chez Rino decided to open in the quiet rue Saint Bernard  a « cave à manger » (literally « food cellar »), which consists of  a wine cellar, an Italian delicatessen, plus a restaurant with a terrace.

Far from the too numerous  so called Italian restaurants  in Paris, here any  ingredient has been carefully selected  and  comes from small producers: delicatessen, scarlet Parma ham, coppa from Calabria, fresh mortadella, spices, crispy taralli, Italian cheese, breads from Puglia made with sunny vegetables, delicate Italian specialties etc. Pietro knows how to make it simple and yet authentic. He serves also excellent wines from his country (many natural, unfiltered wines) to drink there or to take away. A generous, sunny spot.

Deux trésors culinaires à Vienne : Steiereck et Meierei

Salade de salmonidées, prunes, betteraves, herbes, poivre de Sichuan au Restaurant Meierei

Nous continuons à délivrer nos belles adresses glanées à Vienne.

Dans le cœur vert du Stadtpark à Vienne, au calme aux bords du confluant du même nom et sous les arbres se cachent deux trésors culinaires appartenant aux mêmes propriétaires: le Steiereck et la Meierei.

Deux étoiles Michelin récompensent le restaurant Steiereck (« le coin de Styrie ») considéré comme l’un des meilleurs restaurants d’Autriche.  La force de la cuisine de son jeune chef,  Heinz Reitbauer, réside dans son imagination sans bornes, dans ses associations surprenantes et si sophistiquées faites d’ingrédients que l’on aurait pu ramener après une balade dans les bois de la région et qui peuvent paraître de prime abord confondants de simplicité pour un parisien blasé : Salmonidée de Styrie à la cire d’abeille, pollen, betterave et crème fraîche,  entrée de betterave argileuse aux fines pleurotes et radis, salade de maïs sucré aux aubergines, chanvre avec une pointe de douce mauvaise herbe comestible portant le doux nom de mouron des oiseaux, poireaux grillés aux girolles accompagnés de prunes fraîches et d’amarante, agneau aux pâtissons, à la citrouille et aux noix de pécan, pigeonneau rôti au persil à la farce d’amarante, de millet et sésame.

Le menu ressemble à un vieux grimoire de conte de fées et s’accompagne de vins Autrichiens délicieux et si injustement méconnus. Sous le palais défilent tous les paysages de cette nature généreuse et continentale. On gambade au cœur des champs, des vergers, dans les sous-bois près des rivières d’eau claire et en permanence dans les vignes ensoleillées. Et même si on n’y a jamais foulé le sol, grâce à ce « coin de Styrie », on a l’impression de connaître un peu mieux cette contrée, ses climats, sa végétation. Poétique, délicieux, transportant et très exigeant, très à la hauteur de ses étoiles.

Le restaurant Meierei

La petite sœur du Steiereck est le restaurant « Meierei » sur le même site. Le format est génial et moins formel: restaurant/salon de thé/bar à vins/cave à fromages offrant une belle carte variée de spécialités viennoises,  de plats composés par la patte Heinz Reitbauer (donc forcément créatifs), de verres de vins accompagnés de plus de 120 sortes de fromages différents issus des producteurs de la région et d’ailleurs, de desserts tourbillonesques dont un Strudel frais sortant tous les jours du four vers 13h (joie indescriptible rien qu’à sa vue).

On mange selon ses envies, à l’heure que l’on veut (petit déjeuner, déjeuner, pause Sachertorte et chocolat viennois, dîner…) et on se régale dans tous les cas. Les prix sont très raisonnables et le staff si aimable  et souriant qu’il serait terriblement dommage de se priver. Une adresse en or, épatante  (réserver de préférence).

Un grand merci à P. et à F.

Incroyable plateau de fromages au restaurant Meierei


A la recherche du brunch idéal à Paris: deux Anglaises et le continent (le BAL), une Américaine à Paris (Merce & the Muse)

Le Bal Café

La quête est noble: trouver un brunch Parisien idéal. Varié, créatif, où l’on mange bien sans que la formule frise l’arnaque et/ou qu’elle soit approximative, mauvaise, pressante. Un lieu confortable et apaisant pour ne pas heurter le délicat Parisien au repos. On semble demander la lune… Deux adresses testées ci-dessous, deux Anglaises versus une Américaine, un verdict à la fin.

Round 1 – en septembre dernier s’est ouvert le BAL. Cet ancien ballroom des années trente où on venait s’encanailler près de la Place de Clichy a été totalement réhabilité pour être transformé en lieu d’exposition et de rencontres mettant à l’honneur l’image documentaire (photo, cinéma, vidéo). Niché dans une impasse au nom incroyable, bien connu des habitants du quartier et des fans de photo, le BAL c’est aussi un café-restaurant graphique et lumineux où officient deux Britanniques, anciennes du Rose Bakery. Dès 10h et l’après-midi c’est un salon de thé, le midi et le soir un restaurant. La carte est changeante au gré des saisons à fortes influences d’outre Manche totalement assumées. Elle peut être parfois surprenante mettant brillamment en scène des aliments souvent boudés tels les abats (tête de porc fondante ou délicieuse salade de cœur de bœuf aux petits oignons sans tomate évidemment) ou des légumes délaissés (soupe hivernale de panais). La superbe du brunch du week-end, du pie salé, des scones et des desserts est constante, la carte des vins intéressante.

Le Bal Café

Round 2 – Ouvert il y a peu par une Américaine, Merce & the Muse est un coffee shop échappé de Brooklyn en plein haut Marais: de l’accent new-yorkais, un percolateur artisanal, un mur briqué blanc et un comptoir comme là-bas, un café latte respectant les règles de l’art, du cake à la carotte, des scones à la framboise, du salé « homemade », tout y est. Enfin presque, Merce & the Muse est parfait pour une pause nostalgique, un américain allongé rapidement pris dans la journée ou un brunch/déjeuner poids plume entre demoiselles, mais totalement inadéquat pour un repas pantagruélique ou une inventivité quelconque, c’est bon –sans plus- et convenu, vous voilà prévenus.

Verdict: entre l’Américaine et les Britanniques, la palme du goût revient à ces deux dernières. Haut la main. La quête se poursuit.