Vilnius (Lituanie) – Carnet d’adresses, guide de voyage

Vilnius est la plus terrienne des capitales baltes. Verdoyante, entourée de rivières, elle ne connaît pas la mer.

Héritière de multiples  influences et d’époques  qui se superposent sur les façades de ses bâtiments (un peu d’Europe de l’Ouest, un brin de Scandinavie, un peu de Russie, du baroque, du Moyen Âge, de l’Union Soviétique, un zeste de Pologne et d’autres choses encore), elle peut être familière tout en restant si singulière.

La porte de l’Aurore

L’hiver y est particulièrement magique et calme.  Dans les ruelles moyenâgeuses de la vieille ville l’air est emprunt de givre, les pas crissent sous la neige et de doux murmures en énigmatique lituanien bercent le voyageur (il s’agit de la langue vivante la plus proche du sanskrit). Les rues embaument une envoûtante odeur sucrée de conifères consumés lentement dans les feux de cheminée. Lorsque les lourdes portes des églises s’ouvrent, ces effluves viennent s’entremêler aux volutes des opulents encens s’échappant des édifices.

Quelques pas dans ses rues suffisent pour être plongé dans la quiétude et la contemplation. Lointaine et si proche, calme et mystérieuse, Vilnius est une ville à découvrir.

Nous y avons sélectionné quelques adresses triées  sur le volet.

Que faire? Que voir en dehors des sentiers battus?

– aller sur le haut de la tour de Gédimias –le seigneur fondateur de la Ville au XIVème siècle  ou sur la colline des Trois Croix, la plus haute de Vilnius (Triju kryziu kalnas) pour admirer deux panoramas de la ville sur 360 degrés.

Les trois croix
La tour de Gédimias

– pousser les portes des nombreuses églises catholiques et orthodoxes qui renferment des trésors (notamment Saint Pierre et Paul, Saint Anne et Saint François des Bernardins).

– assister à un concert de musique classique au Filharmonija pour le prix d’une séance de cinéma (programmation de haute volée, parmi les plus réputées dans les pays baltes www.filharmonija.lt/en).

– Flâner dans le quartier alternatif d’Uzupis, ancien faubourg déclaré république autonome dont l’indépendance est fêtée le 1er avril.

– Découvrir le château de Trakai flambant neuf grâce à sa récente rénovation et surtout se balader tout autour du magnifique lac l’entourant (à une vingtaine de kilomètres de Vilnius).

Le château de Trakai
Le lac entourant le château de Trakai

– Se détendre grâce à la vapeur d’un sauna noir www.atostogoskaime.lt (maisons d’hôtes équipées)  www.pirtis.lt (sauna).

Où prendre le thé après quelques pas dans la neige?

Au salon de thé- restaurant Pilies Kepyklele. Les pâtisseries y sont délicieuses et ravissent les étudiants et professeurs des facultés environnantes dans un décor tout en bois. Si vous préférez opter pour  un voyage dans le temps, le Neringa  est un restaurant/salon de thé qui fut très populaire auprès des dirigeants soviétiques. Formica, service spartiate, néons jaunâtres, velours turquoise, concerts de standards russes. Rien n’aurait apparemment changé.

Salon de thé-restaurant Pilies Kepyklele
Salon de thé-restaurant Pilies Kepyklele

Où goûter des spécialités lituaniennes? 

A Vilnius:  à la Provence, où est servie une cuisine aux influences françaises et locales mais surtout considérée comme l’une des plus innovantes et intéressantes de la capitale. Pour une cuisine plus typique, notre restaurant préféré s’appelle Gabi et se trouve dans une perpendiculaire de Pilies gatve, en plein centre. Goûtez au chou farci et encore mieux aux koldunai (raviolis locaux farcis à la viande ou aux champignons à la crème fraîche et saupoudrés d’aneth). Zemaiciai offre des menus plus rustiques. Ce restaurant institution où l’on mange dans des caves d’un ancien monastère du 16ème siècle est très populaire auprès des visiteurs des pays voisins. Ambiance à la bonne franquette.

Koldunai à la crème fraîche et à l’aneth chez Gabi

A Trakai: ne ratez pas Apvalus Stalo Klubas, un restaurant cossu, romantico-désuet à la vue cinématographique sur le château. Une partie de l’établissement sert des pizzas, l’autre des spécialités locales raffinées (parmi les plus côtées du pays) incluant notamment les kibinai, spécialité karaïte (chausson farci de viande) et des animelles d’agneau à la kacha (blé concassé) aux aubergines.

Délicieux canard au blé et purée de potimarron à l’Apvalus Stalo Klubas à Trakai
Kibinai (raviolis farcis à la viande et aux champignons) à l’Apvalus Stalo Klubas à Trakai

Où faire ses emplettes?

Sarka signifie « Pie » en lithuanien, c’est aussi une boutique au charme fou proposant des vêtements et des objets vintage sacrément bien sélectionnés  par une mère et sa fille (verres en cristal à 3 €, manteaux en renard 60 €, robes à 7€ etc.). Akuku est une boutique pour enfants. Belle sélection de vêtements, jouets et articles de maison fabriqués dans les alentours avec beaucoup de goût.

La vitrine de Sarka
Sarka vintage

Le très britannique Marks and Spencer sur la magistrale Gedimio Prospekt paraît totalement anachronique. Et pourtant, le fondateur de cette chaîne de grands magasins était lituanien et a émigré en Grande-Bretagne pour y faire fortune. La succursale de Vilnius est donc une sorte d’hommage. La librairie du Centre Culturel Français vend quelques livres sur la Lituanie et quelques œuvres littéraires lituaniennes traduits en français.

Où dormir?

Dans le centre, deux hôtels plein de charme: l’hôtel Narutis (hôtel ouvert depuis 1581 sur Pilies gatve, la rue principale de la vieille –ville),  et le Grotthus hôtel (un des boutiques-hôtels les plus recherchés). Pour des budgets plus serrés l’hôtel Rinno emporte tous les suffrages de Tripadvisor pour son service de qualité (à juste titre) et son emplacement près du centre.

  • Adresses:
  • Filharmonija Ausros vartu 5, Vilnius  www.filharmonija.lt/en
  • Hôtel Grotthuss Ligoninės str. 7, Vilnius – Tel:+3705 2660322  http://www.grotthusshotel.com/index.php?page=home
  • Hôtel Narutis Pilies St. 24, Vilnius – Tel:+ 3705 212284   http://www.narutis.com/
  • Hôtel Rinno Vingriu str. 25, Vilnius – Tel:+3705 2622828 www.rinno.lt
  • Pilies Kepyklele, Pilies 8, Vilnius – Tel: + 3705 2612552
  • Neringa, Gedimino Prospekt. 23, Vilnius – Tel: +370 5  261 4058
  • la Provence Vokieciu 22, Vilnius – Tel: +370 5 262 0257
  • Gabi Sv. Mykolo 6, Vilnius – Tel: +370 5  6432123
  • Zemaiciai Vokieciu 24, Vilnius – Tel: +370 5 2616573
  • Apvalus Stalo Klubas Karaimu 53a, Trakai – Tel: +370 5 5595
  • Sarka Sv. Mykolo 4, Vilnius – Tel:+3706 8720163 http://sarkashop.lt
  • Akuku Skapo  3 -1, Vilnius – Tel:+370 61514030 http://www.akuku.lt 
  • Librairie du Centre Culturel Français Didzioji 1, Vilnius – Tel:+ 370 2312984 www.ccf.lt
  • Marks and Spencer Gedimino Prospekt. 20/1, Vilnius –Tel: +370 5 266 00 88 http://www.marks-and-spencer.lt
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Potsdamer Strasse – Berlin: le nouveau lieu de prédilection de la scène artistico-culturelle

La scène artistique et culturelle Berlinoise aime jouer au  jeu de chaises musicales. Elle est capable du jour au lendemain de s’arroger un nouveau quartier et de le proclamer nouveau centre névralgique tout en chassant soudainement les lieux établis.

Depuis quelques mois à peine, cette scène a un nouveau périmètre de prédilection près du quartier de Tiergarten, au milieu de la über banale Potstdamer Strasse, une grande avenue grise bordée de casinos aux néons trop colorés, d’immeubles mornes des années soixante, de jeunes femmes tristes venues d’ailleurs vendant leurs charmes sous les yeux hagards de leurs proxénètes.  Lorsque l’on arrive dans le quartier, on peine à imaginer que tant de choses s’y jouent désormais. En réalité, il faut arpenter les grandes cours attenantes à l’artère pour prendre conscience de l’ampleur du phénomène.

Les galeries d’art y ont émergé ces derniers mois les unes après les autres ( Klosterfelde au n° 93, Klosterfelde Edition au n°97, la londonienne Blain/Southern au n°77 ouverte depuis avril, et la Nolan Judith Gallerie depuis le mois dernier au n° 83).

Et surtout, après avoir fermé sa boutique courue de Mitte, préfigurant la fin de règne de ce quartier, Andreas Murkudis (le grand manitou de la fashion locale, le premier à avoir proposé aux berlinois des pièces Margiela et Yamamoto) a ouvert dans une ancienne et immense imprimerie son nouvel espace  d’environ 1000 m2 qui est sur le point de devenir  LE concept store inévitable en Allemagne (cour des n°77-87, accessible au niveau du n°79). La sélection de vêtements, accessoires (homme, femme), maison, livres, beauté est nécessairement pointue, impressionnante tout en étant minimaliste (des impondérables tels que Margiela, Céline, Aesop etc. y côtoient des trouvailles telles que les admirables pulls en cachemire Johnston of Eligin, les magnifiques tissus Dries Van Noten au mètre provenant des anciennes collections du créateur, la ligne de produits de beauté Susanne Kaufmann, les meubles des designers allemandes E15 etc.).

Pour le moment, de jour comme de nuit, la Potsdamer Strasse ne semble pas outre mesure bousculée par ses nouveaux arrivants, le processus de gentrification étant à peine entamé. Le microcosme artistico-culturel berlinois pourra t-il, voudra t-il s’approprier ce quartier loin de ses habitudes?  Seul le temps répondra… En attendant allez y pour humer le Zeitgeist, l’air du temps…

  •  Adresses:
  • Klosterfelde Potsdamer Strasse 93 – 10785 Berlin
  • Klosterfelde Edition Potsdamer Strasse 97 – 10785 Berlin
  • Blain/Southern Potsdamer Strasse 77 – 10785 Berlin http://www.blainsouthern.com/gallery-info/berlin
  • Nolan Judith Gallerie Potsdamer Strasse 83 – 10785 Berlin
  • Andreas Murkudis, Potsdamer Strasse 77-87 Haus E (accessible au niveau du n°79), 10785 Berlin  http://www.andreasmurkudis.com/

L’Hortus Conclusus de Peter Zumthor – Serpentine Pavilion à Londres. Là où on voudrait être…

Chaque été la Serpentine Gallery, au cœur de Hyde Park à Londres donne carte blanche à un architecte qui n’a jamais construit en Grande-Bretagne pour qu’il puisse  livrer sa vision du jardin dans un espace temporaire ouvert au public.

Cette édition 2011 a été confiée à l’architecte suisse Peter Zumthor que j’affectionne tout particulièrement. Zumthor a peu bâti en dehors de son pays. Il a décliné de nombreuses commandes, construisant uniquement  là où les affinités sont évidentes. Ses bâtiments sont intrinsèquement liés à la nature, à l’unisson avec leur milieu et leur passé.
Zumthor explore les propriétés tactiles et sensorielles des matériaux pour créer des espaces dépouillés dont il émane paradoxalement une force singulière et lyrique. De l’humilité se dégage la puissance, du minimalisme naît le beau universel, de la terre jaillissent des joyaux contemporains.

Son jardin londonien, « Hortus Conclusus » est composé de végétaux libres et sauvages enfermés dans une boîte de Pandore sobre et sombre. Les herbes folles contrastent avec l’enveloppe de béton anthracite du pavillon qui a l’intelligence de s’effacer devant la nature pour laisser le visiteur se laisser aller à travers un fragment de paysage, un parcours d’odeurs et de couleurs imaginé par le Néerlandais Piet Oudlof.

Secret et contemplatif, l’hortus conclusus permet de se retrouver à l’abri du monde dans une nature sublimée par l’homme. Un voyage dans un voyage, un jardin dans un parc, des herbes vertes dans une boîte noire, un cloître alpin au cœur de Londres ouvert sur le ciel, traversé ça et là par la lumière, c’est là où on voudrait être…

Le pavillon sera ouvert du 1er juillet au 16 octobre 2011.

Bornéo à Amsterdam…Une presqu’île architecturale sans complexes

Les îles de Java, KNSM et la presqu’île de Bornéo  forment un archipel artificiel construit en plein… Amsterdam.

Ces quartiers résidentiels ultramodernes, anciennes zones portuaires et d’entrepôts situés à quinze minutes à pied du centre ont été totalement repensés et reconstruits pendant près de vingt ans du milieu des années 80 au milieu des années 2000 pour pallier une pénurie structurelle d’habitation.  Une multitude d’architectes principalement néerlandais et un peu d’ailleurs incluant des grosses pointures (Diener & Diener, Lo Coenen, Herzog et de Meuron, MVRDV etc.) ont participé à cet ambitieux projet.

Plus particulièrement, sur la presqu’île de Bornéo (et oui cela fait rêver), dans la Scheepstimmermanstraat, certains d’entre eux se sont vus offerts la possibilité d’y bâtir « leur » version du logement individuel amstellodamois le long d’un canal, le tout formant une soixantaine de maisons individuelles uniques rivalisant de créativité au bord de l’eau (voir les projets de MVRDV aux 26 et 40, de Herzberger au 126, Höhne et Rapp au  62 etc.).

Scheepstimmermanstraat

Le résultat est étonnant, Bornéo constitue l’exemple parfait d’une transposition contemporaine des principes d’urbanisme du centre historique: chaque bâtiment a une identité propre et se différencie des autres mais l’ensemble conserve une forte unité, et ce tout en respectant une mixité sociale si chère à Amsterdam. En outre, les proportions des anciennes maisons flamandes (5 mètres de large et 11 de long environ), tout comme de nombreux matériaux traditionnels (brique, bois) ont été conservés.

Traversés par l’eau, calmes et aérés, Bornéo Java et KNSM  sont des quartiers  qui contrastent avec la densité du cœur de la ville, ils offrent le luxe des grands espaces, une belle et oxygénante balade urbaine loin des touristes. L’archipel est un véritable condensé d’architecture contemporaine néerlandaise et démontre surtout que très justement l’architecture aujourd’hui peut oser explorer, s’exprimer librement près d’un centre historique, et ce sans crainte ni complexes. Terriblement rafraîchissant.

Jérusalem autrement…


 On considère souvent Jérusalem comme le pendant religieux, montagneux et austère de Tel-Aviv la rutilante. Les monts contre la mer. La réalité pesante contre l’insouciance. Les costumes noirs contre les maillots de bain. La Religion contre la « Bulle ». 

Au premier regard, on peut s’y sentir mal à l’aise: la religion y est omniprésente,  à l’ouest les orthodoxes s’y sont répandus de manière croissante ces dernières années. Dans la vieille ville et aux frontières Est-Ouest les tensions sont palpables, elles peuvent rapidement devenir électriques, les actes de violence fréquents, ceci est indéniable.

Pourtant par delà les conflits et les apparences, Jérusalem joue de ses nuances, elle est le refuge de millions de lignes en demi-teintes, d’existences entre-deux, de personnes ayant déjà vécu plus de neufs vies, le croisement d’une multitude de langues et de cultures. Elle est d’une richesse humaine qui peut être de prime abord impalpable. Vivier intellectuel et universitaire, elle vibre, elle provoque avec son irrévérence tenant de la survie, et vit le quotidien envers et contre tout dans une tranquillité qui est toute étonnante. Il faut épouser son rythme, se perdre dans ses rues, aller à la rencontre des gens, confronter son point de vue, abandonner ses préjugés, elle devient alors paradoxalement la ville la plus attachante du monde. Elle est également éclatante, balayée par sa théâtrale lumière, qui démocratique, douce et intense vient caresser les visages, les arbres, les bâtiments et ce peu importe de quel côté de la ville on se trouve et la raison pour laquelle on y est.

Si on ne s’en tient pas à la superficie des choses, ce mélange de quiétude lumineuse, de rencontres humaines, de beauté et de violences ne laisse  jamais indifférent. Elle reste toujours en soi un sujet d’éternels questionnements et de voyages intérieurs. Rien que pour cela, je ne la remercierai jamais assez.


Jérusalem autrement le jour:

Se balader dans les rues de  Rehavia, quartier de l’intelligentsia avec ses allées ombragées et romantiques, dans la colonie Allemande (HaMoshava HaGermanit) avec ses bâtiments art déco et plus particulièrement dans son agréable artère principale Emek Refaïm bordées de magasins, à Nachlahot quartier à proximité du marché avec ses petites maisons anciennes et typiques.

Aller à Mea Shearim (le quartier ultra religieux) est une expérience vous replongeant au 19ème siècle, il faut s’y faire discret.

A Jérusalem, lors de shabbat, les autos sont absentes, les rues sont vides et rien que pour soi, une belle occasion de les arpenter.

Se perdre dans les allées du marché (Mahane Yehuda Market localement appelé le « Shuk ») – vibrant et coloré – y boire son café du matin, ramener du Zahatar (herbe locale), des épices, de l’Arak (alcool anisé) ou du Halva frais (sorte de turon hyper sucré). Aller y manger du Kibbeh à l’Irakienne (boulettes de viande et de boulgour) chez Azzura (restaurant dans le marché), ou déjeuner dans l’une des gargotes de spécialités d’Europe Centrale sur Agripas, une des rues attenantes.

Le plus beau panorama de la ville se trouve sur le toit de l’Hospice Autrichien dans la vieille ville. Derrière une lourde porte proche de la Via Dolorosa là où le Christ est tombé pour la première fois en portant sa croix, se cache un bâtiment massif où des sœurs habillées tout de blanc vous accueillent dans un jardin paisible et vous proposent des chocolats viennois à la crème indécemment délicieuse et des strudel comme à Vienne. Le fameux panorama se trouve sur le toit du bâtiment, ne pas hésiter à y monter, la ville s’offre à vous, juste sous vos pieds à 360 degrés.

Parcourir les remparts de la vieille ville est également un excellent moyen d’observer ce qui s’y passe d’en haut (rampart’s walk).

Tant que vous êtes dans la vieille ville, aller près de la porte de Damas chez Abu Shukri pour déguster un humus frais pour une poignée de shekels (censé être l’un des meilleurs de Jérusalem).

Faire un tour au Museum on the Seam, musée unique en Israël d’installations d’art contemporain qui ont trait à différents aspects socio-politiques du pays, et ce sans aucune neutralité.

Acheter des vieux livres d’occasion en face de la Grande Synagogue sur King George Street, où le patron peut vous refuser certains ouvrages qu’il exècre en vous provoquant en duel rhétorique (prévoir du temps) ou dans la librairie the Book Gallery, labyrinthe truffé de livres en Anglais, Allemand, Français, Hébreu d’une autre époque.

Prendre le thé ou l’apéritif dans Jérusalem Est à l’American Colony Hotel pour vous replonger dans l’ambiance de l’Empire Britannique,  et où sont passés avant vous Churchill, Ingrid Bergman, Bob Dylan, et Gorbatchev (on peut également y dîner).

 Jérusalem autrement la nuit:

Le soir, aller au cinéma à la Cinémathèque (films d’art et d’essai en Anglais, en Français en fonction de la programmation) ou au Lev Smadar, café/restaurant-cinéma charmant où l’on peut traîner également la journée.

Dîner au Zuni ouvert 24h/24, 7j/7 (pratique quand les restaurants sont fermés pendant Shabbat), déguster un falafel à la volée en pleine rue chez Shalom Falafel (souvent désigné comme le meilleur de la ville), se balader down town près de la rue Ben Yehuda. 

Boire une controversée Tahybeh (bière Palestienne) au mythique Sira (ou Diwan –son ancien nom toujours usité-), QG des étudiants, de leurs professeurs et de tout ceux qui sont hors norme, puis les suivre pour assister à des concerts/soirées ou prendre un pot à Uganda (le jour c’est un disquaire/ libraire/ collectif d’artistes/maison de disque de bon goût à tendances alternatives et électroniques).

Dormir à l’hospice Autrichien (la vie monastique peut avoir ses charmes), à l’auberge de jeunesse YMCA, à l’hôtel Harmony (correct et propret trois étoiles) ou au luxueux hôtel King David au style art déco- exotico égyptien avec son jardin et sa piscine, là ou Paul Newman et Eva Marie Saint se sont donnés rendez vous dans le film Exodus.

 Carnet d’Adresses à Jérusalem:

  • Mahane Yehuda Market –  rue Agripas et rue Jaffa – Jérusalem. Ouvert de 8h à 20h de dimanche à jeudi et le vendredi de 8h à 15h. Fermé le vendredi après 15h et le samedi.
  • Hospice Autrichien (Austrian Hospice of the Holy Family) – 37 Via Dolorosa – Jérusalem, Tel: 02 626 5800, www.austrianhospice.com.
  • Remparts (Ramparts Walk) Accès payant (environ 15 NIS) à Jaffa Gate.
  • Restaurant Abu Shukri 63 rue Al Wad, Vieille Ville Jérusalem, Tel: 02 6271538  (croisement rue Al Wad et Via Dolorosa).
  • Musée on the Seam – 4 rue Chel Handasa – Jérusalem, Tel: 02 628 1278 http://mots.org.il/Eng/Index.asp
  • Librairie the Book Gallery – rue Schatz – Jérusalem, Tel: 602 623 1087
  • American Colony Hotel Café et Restaurant  – Off Nablus Road – Jérusalem, Tel: 02 627 9777
  • Cinémathèque  – 11 rue Dere’h ‘Hebron – Jérusalem, Tel: 02 672 4131
  • Cinéma Café Lev Smadar  – rue Lloyd George – Jérusalem, Tel: 02 566 0954
  • Restaurant Zuni -15 rue Yoel Salomon – Jérusalem, Tel: 02 625 7776
  • Shalom Falafel – 34 rue Bezalel – Jeéusalem, Tel: 026231436
  • Bar Sira/Diwan – 4 rue Ben Sira – Jérusalem, Tel:  026234366
  • Bar Uganda4 rue Aristobolus – Jérusalem, Tel:  02 623 6087 www.uganda.co.il
  • Hotel Harmony  – 6 rue Yoel Moshe Salomon – Jérusalem , Tel:  02 35425555
  • King David Hotel – 23 rue King David – Jérusalem, Tel:026208888
  • Hotel Auberge de Jeunesse YMCA – 26 rue King David- Jérusalem, Tel: 02 569 2692